Biographie

Mobilisé comme brancardier en 1914, Jules Bosmant est fait prisonnier ; il est interné jusqu’en 1915.

Achevant sa formation d’instituteur en dépit de la Grande Guerre, il entame une carrière dans l’enseignement au lendemain de l’Armistice.

1918.
Instituteur.

Parallèlement, il cultive sa passion pour les beaux-arts et suitt le cours d’Art wallon dispensé à l’Université de Liège par Olympe Gilbart dont il devient l’ami.

1924.
Sollicité par Arsène Heuze et Maurice Kunel, rédacteurs-fondateurs d'un hebdomadaire artistique et littéraire, "Liège-Echos", s'occupe de la chronique des Beaux-Arts.
* C'est ainsi qu'il rencontre Richard Heintz, Armand Rassenfosse, Adrien de Witte, Auguste Mambour, Robert Crommelynck, Auguste Donnay et de nombreux autres artistes wallons.

Suit les cours d'Art wallon dispensé à l'Université de Liège par Olympe Gilbart dont il devient l'ami.

Proche de nombreux artistes de Liège, conférencier notamment lors du congrès international des Amitiés françaises (1930), il y affirme l’existence d’une école wallonne de peinture

Franc-maçon.

Avec des peintres liégeois et verviétois, il fonde et devient président de l'Art vivant au Pays de Liège qui organise le premier Salon d'Art wallon contemporain en 1932. C'est le début d'une longue et fructueuse carrière au service de l'art en général et de l'art wallon en particulier.

Reçoit le prix Rouveroy pour son ouvrage La peinture et la sculpture au pays de Liège de 1793 à nos jours

Organise un salon de l’art wallon contemporain.

1939.
Sollicité par Auguste Buisseret alors échevin de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, participe à la vente d'art dégénéré organisée à Lucerne le 30 juin.

L’engagement politique de Jules Bosmant en faveur de la défense des valeurs démocratiques le conduit à être l’un des fondateurs, avec le professeur Victor Bohet, du Comité de Vigilance des Intellectuels antifascistes (CVIA), puis de la Ligue contre le Racisme et l’Antisémitisme. Résistant, membre fondateur du Front de l’Indépendance, ses prises de position antinazie le placent sous la surveillance étroite de l’occupant : le 22 juin 1941, il est arrêté et envoyé à la citadelle de Huy. Libéré quelques semaines plus tard, il rejoint les rangs des Milices patriotiques et sera reconnu, après la Libération, comme résistant armé.

1944.
(sept.) Nommé, par Auguste Buisseret, conservateur-adjoint de Jacques Ochs des Musées des Beaux-Arts.

1945.

(octobre) Présent au Congrès national wallon à Liège.

1946.

Commissaire du Conseil national wallon de la Radiodiffusion.

1948.
Conservateur en titre.

1952.
Conservateur en chef des Musées des Beaux-Arts et de l'Art wallon.

Critique d’art et écrivain, chroniqueur, auteur de nombreuses monographies (Heintz, Ochs, Massart, Rets, Mambour), artiste, esthète, professeur, il est engagé dans le Mouvement wallon où il réclame régulièrement une autonomie wallonne en matière de beaux-arts. On peut affirmer que l’ouverture du Musée de l’Art wallon, en mai 1952, à Liège doit beaucoup à l’intelligence et à la persévérance de Jules Bosmant : « Le musée de l’art wallon devrait devenir un musée national, où l’Art wallon prouvera son existence par sa prise de conscience et par la présence de ses témoins les plus authentiques ».

(03/12) Signataire du Manifeste des Intellectuels wallons et flamands, aussi appelé Accord Schreurs-Couvreur.

1955.

(Octobre) Membre actif du deuxième Congrès culturel wallon

1963

Jules Bosmant s’était engagé dans la défense de la cause fouronnaise et avait été l’un des 645.499 signataires du pétitionnement fédéraliste wallon de l’automne 1963.

Sans s’être lancé sur le terrain politique, il exprimera continuellement son attachement à la France dans l’ensemble de ses activités.

1974.

À la fin de sa vie, il rassemble ses Souvenirs d’un ancien Belge, dans un livre paru en 1974 et dont le titre doit être davantage compris comme un manifeste que comme une manifestation de nostalgie.

 

Encyclopédie du Mouvement wallon, Charleroi, Institut Destrée, 2000, t. I, p. 172

La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. III, p. 384-385

Pierre COLMAN, dans Nouvelle Biographie nationale, t. 10, p. 50-52

Dictionnaire des Wallons (2013)

 

Ouvrage(s)