Biographie

Son père est ouvrier aux fours à zinc de Sclaigneaux. Olivier a un frère.

1895
La famille Degée émigre à Seilles («le village gris»).

Entame des études primaires souvent contrariées par une santé fragile.

Des promenades dans la nature le fortifient et nourrissent son imagination

1902
Etudes à l'école moyenne d'Andenne.

* Découvre à la bibliothèque du village le roman Afraja de Théodor Mügge. La maladie interrompt ses études en 1904.

1906-1910
Lit énormément : des auteurs latins et grecs, mais aussi J.J. Rousseau, Tolstoï et Romain Rolland.
* En autodidacte assoiffé de connaissances, il se passionne pour diverses sciences, de l'anthropologie à la sociologie, de l'astronomie à la botanique...

1911-1914
La nécessité de gagner sa vie le transforme en garçon de laboratoire, ouvrier dans les carrières de Seilles, peseur, payeur, comptable, notamment.

1912
Mort de son père

Epouse Magdeleine Hubeaux, dont il aura une fille, Yvette.

Auteur de comptes rendus cyclistes pour une gazette locale, il écrit quelques articles pacifistes au moment où la guerre éclate.

1914
(août) Les Allemands massacrent les hommes de la famille Hubeaux. Olivier parvient à s'enfuir.

1916
Publication de Pour mes amis, sous le pseudonyme de Jean Tousseul, qui sera désormais son nom d'écriture.

1917-1918
Prises de positions pacifistes.

1918
Eekhoud préface La mort de petite Blanche.(1918)

(10/12) Quand est signé l'Armistice, sa littérature militante lui vaut la prison : arrêté «pour propos défaitistes».
* Non-lieu prononcé le 10 avril 1919. Des écrivains ont pris sa défense. Jean Tousseul mène alors une activité de journaliste engagé.

1920-1922
Quitte son épouse et se met en ménage avec Mathilde Briamont.

* Le fiancé de celle-ci ouvre le feu sur lui, à Liège, dans un café, et blesse mortellement un client.

La mélancolique aventure paraît, avec une préface de Barbusse.

Jean Tousseul habite à Bruxelles, est candidat du Parti Ouvrier Belge à la Chambre et employé au Syndicat national du personnel des Chemins de fer.

1923
Vit à Schaerbeek et devient rédacteur au Messager de Bruxelles.

Collabore à plusieurs journaux et revues.

Journaliste pendant sept ans, son indépendance d'esprit lui coûte une stabilité d'emploi.
Ouvrier dans une pépinière près de Bruxelles.
A nouveau journaliste et goûtant quelque peu à la politique dont il est vite déçu.

1924
Prix du Brabant pour un manuscrit, La maison perdue, qui sera publié deux ans plus tard.

Parution de La cellule 158.

1926-1930
Fait un séjour à la côte belge pour soigner une dépression nerveuse.

Quitte son emploi et s'installe à Machelen avec Mathilde, qu'il épouse en 1928.

Se consacre désormais exclusivement à la littérature. Le village gris, premier volume de la série de Jean Clarambaux, est publié à Paris, chez Rieder.
* Le Grand Prix d'Art Wallon lui est attribué pour ce livre.
** Série de Jean Clarembaux, roman fleuve en 5 volumes (1927-1936) : Le Village gris, Le Retour, L'Éclaircie, La Rafale, Le Testament

Mort de son frère.

1930-1933
Publie volume sur volume : romans, contes, nouvelles, récits...

1933
Séjourne à Paris. La Nation belge et La vie wallonne accueillent ses collaborations.

1936
Le masque de tulle (Prix du roman, 1936)

Mort de sa mère qui vivait à Machelen.

Fait une grave dépression nerveuse.

1937
Reçoit le Prix triennal de littérature.

1938
Entame la publication du premier volume de la série consacrée à François Stiénon (trois tomes).

1940-1941
La guerre agit négativement sur sa santé et sur son moral.

Devient «collaborateur libre attaché au Musée de Mariemont». Il s'y rendra chaque mois jusqu'en 1943.

1943
Sollicité pour adhérer à deux associations d'obédience nazie. Il refuse.
De plus en plus déprimé, il quitte Machelen (il y a passé dix-sept ans) et retourne s'installer dans le village de son enfance, à Seilles, en novembre.

1944
Atteint d'une affection pulmonaire, il décède le 9 février. Il a à peine 53 ans...

 

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