Biographie

Son père est commissionnaire en draperie.

Effectue ses études chez les jésuites à Verviers.

Comme ses deux frères, il est destiné au commerce.
* Envoyé par sa famille en Angleterre et en Allemagne, il se perfectionne en langues et apprend les rudiments d'un métier qui ne l'attire pas. C'est le monde de la littérature qui l'appelle.

Dès 1907, son nom se retrouve dans des revues régionales, comme Le Réveil wallon et Verviers-Chronique, ou françaises comme La Phalange. Il est accueilli aussi par Le FarfadetLe Masque ou Le Thyrse.

1913.
Les Jeux et la flamme, Mons, Édition de Flamberge, 1913
*Son premier recueil de vers dans lequel certains textes sont dédiés à Paul Fort et à Francis Jammes.
* Le jeune écrivain y déploie une verve naturiste empreinte d'un grand amour de la vie. Ces poèmes de facture classique sont écrits dans l'éblouissement des couleurs, des sons et des formes et magnifient les saisons.

1914.
Quand la guerre éclate, son frère aîné et lui s’engagent.
* Il devient officier au 3e Chasseur à pied et connaît les tranchées de l’Yser.
** Sur le front, il continue d'écrire des poèmes. La Rose à la lance nouée, en 1917, est une méditation sur l'amour déçu, un recueil intimiste qui montre la maturité de l'homme plongé dans les souffrances des combats.
*** Avec ses amis Marcel Paquot, Georges Antoine et Louis Boumal, il fonde une revue, Les Cahiers du front, dont le premier numéro voit le jour en juin 1918 avec deux inédits de Van Lerberghe. Boumal,
**** Antoine et le frère de Lucien Christophe sont tués.

Les cahiers du front survivent deux ans à la guerre. Severin, Ansel, Vildrac, Derême, Saint-Georges de Bouhélier y collaboreront.

1918.
À la fin des hostilités, s'installe à Bruxelles et devient journaliste à L'Indépendance belge, où il signe sous les pseudonymes de Clen et de Pelham.

1920.
Publie une conférence, Hommage à Giraud
* Au nom des écrivains-soldats, fait l'éloge de Giraud lors du banquet offert en l'honneur de ce dernier en 1920.

Publie sa conférence Hommage à Albert Giraud, Bruxelles, Robert Sand, 1920.

1921.
Aux lueurs du brasier. 1917-1920, Bruxelles, Éditions de la Vie intellectuelle, 1921.
* Essai autobiographique contant les aventures d'un jeune soldat, que l'auteur écrit dans une intention patriotique pour rendre hommage à la Belgique combattante. C'est aussi un témoignage intéressant sur la vie quotidienne pendant la grande guerre. L'ouvrage a connu plusieurs rééditions.

À l'instigation de Jules Destrée, Lucien Christophe entame une autre carrière, aux Beaux-Arts et Lettres, dont il deviendra directeur général après la seconde guerre mondiale (1945-56).

Occupe d'autres fonctions importantes : délégué de l'État dans les commissions de plusieurs musées, dont celui de Mariemont, et conservateur du Musée Constantin Meunier.

S'il ne publie pas d'ouvrages, il collabore cependant à de nombreux journaux et périodiques :Le FlambeauLe SoirLa Revue belge, la Revue généraleL'Étoile belge (sous le pseudonyme de Timon) et La Gazette à laquelle, chaque semaine, il donne un feuilleton littéraire.

 

Reconnu comme l'un des meilleurs critiques d'art de l’époque.

1934.
Le Pilier d'airain, Bruxelles, Éditions La Renaissance du Livre, 1934.
* Ensemble de poèmes qui se veut une réminiscence des compagnons morts sous le feu de l'ennemi tout autant qu'une réflexion philosophique. Celle-ci apparaît aujourd'hui étrangement prémonitoire; la montée des fascismes en Europe pendant cet entre-deux-guerres semble avoir inspiré à l'auteur ces vers amers, classiques de forme, à la portée volontairement spirituelle.

1942.

L'Ôde à Péguy et l'Appel du héros, Bruxelles, Éditions des Artistes, 1942
* Attiré par la figure de Charles Péguy, Lucien Christophe lui consacre dès 1942 un ouvrage où se mêlent les vers et la prose. Le lecteur y retrouve le message moral qui traversait Le Pilier d'airain : la réaction contre la médiocrité grandissante de la société. L'Ode à Péguy et L'Appel du héros est un poème en l'honneur de l'écrivain français, ainsi qu'une évocation de sa vie.

1943
Charles Van Lerberghe. L'homme et l'œuvre, Bruxelles Éditions Office de Publicité, 1943

 

1945
(22/12) Elu membre de l’académie royale de langue et de littérature française de Belge. Il succède à Albert Mockel au fauteuil 10 et c’est Jeanine Moulin qui lui succédera.

En 1945, il écrit des Épigrammes et mélodies qu'il se décidera à publier en 1958.

1950
Constantin Meunier, Anvers, De Sikkel, 1950

 

1952
Où la chèvre est attachée, Bruxelles, Éditions des Artistes, 1952.
* Parcours poétique écrit dans une prose vibrante se déroule dans un Brabant imaginaire où se croisent Proust et Van Dyck, Barrès et Hugo, Rubens et Érasme

 

1955.
Émile Verhaeren, Paris-Bruxelles, Éditions universitaires, 1955

* A l’occasion du centenaire de sa naissance.

Essai sur Gustave Vanzype dont il est devenu le gendre.

1960
Albert Giraud. Son œuvre et son temps, Bruxelles, Palais des Académies, 1960

1964.
Le jeune homme Péguy. De la source au fleuve. 1897-1905, Bruxelles, Éditions La Renaissance du Livre, 1964

Les grandes heures de Charles Péguy. Du fleuve à la mer. 1905-1914, Bruxelles, Éditions La Renaissance du Livre, 1964.

En même temps que ces deux essais, il publie une analyse chronologique des œuvres de l'animateur des Cahiers de la quinzaine.

1963.
Poèmes. 1913-1963, Paris, Éditions universitaires, 1963, p. 8.
* Il en assume la préface.

1967.
Louis Veuillot, Paris-Namur, Éditions Wesmael-Charlier, 1967.