Biographie

ilieu bourgeois.
* Son père est chimiste et s'occupe d'une société commerciale.

Effectue ses études en français à l'Athénée d'Anvers et se sent très vite attiré par les lettres. Dès 1893, il donne des poèmes à la revue L’Elan puis à L’Art jeune, qui se targue d'être à la pointe de l'avant-garde ; il participe à la dissidence du Coq rouge.

Inscrit en philosophie et lettres à l'Université de Bruxelles, puis à la Faculté de droit, il y fait la connaissance de Vandeputte et de Rency.

Après ses études de droit, embrasse la carrière de journaliste.
* Collabore à plusieurs revues, comme Le Thyrse, le Mercure de France, Antée ou Le Masque.

Entre ensuite à la rédaction du journal Le Matin d’Anvers et se spécialise dans les articles consacrés aux arts plastiques qui feront sa renommée.

En deux ans, il publie trois plaquettes de poèmes et Lucanie, un petit drame en vers. Les deux premiers recueils datent de 1896. L'inspiration symboliste, la musicalité délicate et les visions de la nature dominent Et chanta la feuillée. Avec La Belle Douleur, Charles Bernard aborde un sujet pictural : les Primitifs flamands. La poésie rejoint déjà sa passion pour les arts. Ces vers, dédiés à Max Elskamp (avec lequel il correspondra jusqu'à la mort de l'auteur des Enluminures), à Vielé-Griffin ou à des Ombiaux sont aussi des gages d'amitié. C'est encore à Elskamp qu'il offre son troisième recueil, Aigues-marines, en 1898. Bernard est un écrivain qui soigne son style : les recherches de langage abondent, l'expression est raffinée et travaillée, la lisibilité absolue. Ce seront cependant ses derniers poèmes, le jeune auteur se consacrant désormais uniquement à la prose. (in http://www.arllfb.be/composition/membres/bernard.html ).
Et chanta la feuillée, poèmes, Anvers, Mees, 1896.
La Belle Douleur, poèmes, Bruxelles, Le Coq Rouge, 1896..
Lucanie. Petit drame en vers, Anvers, Buschmann, 1897.
Aigues-marines, poèmes, Anvers, Buschmann, 1898.

Va s'essayer au récit d'imagination pendant une courte période de trois ans. En 1900, paraissent des Contes bibliques, suivis d'une nouvelle en 1902, Le Festin des dieux. La même année, il publie un gros roman, La Reine de Saba, œuvre qui baigne dans un érotisme proche de celui de Pierre Louÿs dont l'Aphrodite avait provoqué des réactions en sens divers six ans auparavant. Ici s'arrête la production romanesque de Charles Bernard. Sa voie littéraire est ailleurs : dans l'essai, où il va donner toute sa mesure. (in http://www.arllfb.be/composition/membres/bernard.html ).
Contes bibliques, Anvers, Buschmann, 1900.
Le Festin des Dieux, nouvelle, Bruxelles, L'Idée Libre, 1902.
La Reine de Saba, roman., Paris, Offenstadt, 1902.

1906.
« Quelques sources d'inspiration dans la peinture flamande », Bruxelles, Larcier.
* Courte mais brillante synthèse d'idées qu'il développera dans une étude sur Pierre Brueghel l'Ancien en 1908

1908.
Pierre Brueghel l'ancien, Bruxelles, Van Oest, 1908.

1909.
Eprouve une grande admiration pour l'Italie et ses voyages dans la péninsule l'ont conforté dans sa certitude de la grandeur de l'art pictural.

Un sourire dans les pierres, essai, Bruxelles, Van Oest, 1909.
* Réunit une série d'articles dans Un sourire dans les pierres. Cet ouvrage est considéré comme l'un de ses meilleurs essais, au style maîtrisé, aux études fines et pénétrantes sur les peintres flamands en Italie ou sur l'art de la péninsule. Il y ajoute de poignantes réflexions sur le sens de la vie et la vanité de l'orgueil humain.

Charles Le Jeune, essai. Anvers, Buschmann, 1909.
 

Pendant la Première Guerre mondiale, Charles Bernard, en exil en Hollande, écrit pour l’Echo belge des articles destinés à réconforter le moral de la population face à l'occupant.

 

Après le conflit, il entre comme journaliste à La Nation belge.

1920.
Rejoint l'escorte journalistique du roi des Belges Albert Ie et de son épouse la reine Élisabeth avec lesquels il voyagera au Brésil.

1921.
Où dorment les Atlantes, essai, Anvers, Le Dauphin, 1921.
* Ouvrage où il rassemble ses souvenirs

1923.
Ernest Wynants, Anvers, De Sikkel, 1923.

Un exemple de volupté, essai, Paris, Crès, 1923.
* Dans Un exemple de volupté (1923), il promène son regard à travers la production de grands peintres, de Giotto à Bosch, et philosophe sur la mort en contemplant Le jugement dernier de Taddeo de Sienne.

1927.
Van Dyck, Bruxelles, Kryn; Paris, Perche, 1927.
 

1929.
Les pompiers en délire, essai, Bruxelles, Kryn, 1929.
* Il ne craint pas de se lancer dans une polémique en faveur de la peinture moderne. En réponse à une attaque en règle de Camille Mauclair contre les nouvelles tendances dans Le Figaro, écrit un virulent article dans La Nation belge du 20 décembre 1928.
Une diatribe surgit entre les deux critiques. Bernard fait paraître en 1929 Les Pompiers en délire, un ouvrage qui reproduit l'essentiel de la querelle et donne l'occasion au journaliste belge de montrer son intuition et sa lucidité face à l'avenir de la peinture et aux œuvres de Picasso, de Braque ou de Chagall. (in http://www.arllfb.be/composition/membres/bernard.html ).

Pendant de longues années, Bernard ne publie plus de volumes, mais son activité de journaliste reste intense. On retrouve sa signature dans des dizaines de revues. Le 8 décembre

1934.
Elu membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (fauteuil no 8 où il succède à Hubert Krains).

1935.
Appelé à la présidence de l'Union de la Presse artistique belge, nouvellement fondée.

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, il interrompt sa carrière

 

1946.
Esthétique et Critique, Paris, Formes, 1946.
* Y résume sa pensée personnelle face à l'œuvre d'art; il y fait figure de philosophe en mettant en garde contre l'interprétation qui peut être faite de l'acte de création. Il tend ainsi à protéger l'art de toute ingérence qui ne soit pas de l'ordre du sensible. Il accorde à l'artiste la primauté absolue sur le critique, et reconnaît à l'œuvre sa part intouchable de mystère.

1946.
Accède à la fonction de secrétaire perpétuel de l'Académie, en remplacement de Gustave Vanzype.
* Assume cette fonction pendant 5 ans.

Président de l'Institut de journalistes de Belgique.

1947.
Monographie consacrée à Isidore Opsomer.

1948.
Notice sur Georges Marlow, Liège, Vaillant-Carmanne, 1948.

 

1955.
Monographie consacrée à Willem Paerels.

 

Décède à l'âge de 86 ans.

Ouvrage(s)