Biographie

Pseudonyme de François Soulié.

Ecrivain et critique d’art.

Journaliste sportif à La Meuse.

 

Arts plastiques:

Auguste Mambour, Galerie du Libre Essor (Liège, 04/06-14/06/1921), essai critique dans Le Libre Essor, 1921

-Auguste Mambour, petit article in Anthologie n°3, juin 1921
En 17, Auguste Mambour peignit « L’Adoration des Mages » … Dès lors libéré de la vieille entrave académique, il fut lui. Lui, vous dis-je : un caractère, un tempérament, une force.
Une grande toile qu’il entama, des amis nouveaux qu’il eut, le souvenir d’un long séjour à Paris, des réflexions qui lui vinrent, le libérèrent définitivement. Cinq mois, cette toile occupa son chevalet ; il le reprit sept, huit fois ! Enfin, elle fut telle qu’il l’a voulait : c’est « Révéler » (1921).
Désormais Mambour à sa place près de Van Dongen, Luc-Albert Moreau, Marie Laurencin, Matisse. Et pas moins que la sienne, l’originalité de ceux-ci n’est lettre morte.

 

Fait partie du comité de rédaction de la revue Sélection.
* Directeurs : André de Ridder et P. G Van Hecke. Secrétaire de Rédaction : Georges Marlier. Comité de Rédaction : Gille Anthelme, Jules de Praetere, Léon Duesberg, Robert Goffin, H. L. T. Mesens, Paul Neuhuys, René Purnal, Georges Thialet.
Abonnement ordinaire : Frs. 35. — Abonnement de luxe : Frs. 150.
Adresse de la Rédaction et de l'Administration : 166. Avenue Charles de Prêter ANVERS

 

Les expositions à Liège, Edgar Scauflaire (Cercle des Beaux-Arts) in Sélection, Anvers, 3e année, n° 1, 1923-24, pp.93-94

"L'exposition d'Edgar Scauflaire suscite en moi un conflit: le style doit-il être un ou divers ? Est-ce simplement par défaut de comprendre que je ne vois pas dans quelle direction Edgar Scauflaire creuse ? Je suis dérouté. Je tâche de saisir un lien et je n'y parviens pas. Alors la peinture doit-elle être systématique, j'entends doit-elle offrir au spectateur l'apparence d'un système ? L'apparence seulement car le peintre ne doit pas peindre avec système, sous peine de tuer son émotion. (...)
Cet art de Scauflaire est aux antipodes de l'art flamand. Un esprit qui est résolument français le traverse et je ne puis encore faire la part de l'apport wallon." (cité in Quirin et Maraite, 1994, p. 22)

Céline ou l’aventure en chemin de fer in Sélection, 3e année n° 1. Anvers, novembre 1923, pp.70-73.

Adoration in Sélection, 3e année, n° 4. Anvers, février 1924.

Les expositions à Liège, Marcel Caron in Sélection, 3e année, n°4, Anvers, février 1924.

Ebauche d’un Charlot in Sélection, 3e année, n° 7. Anvers, mai 1924, pp. 113-130.

Poèmes in Sélection, 3e année, n° 10. Anvers, août 1924, pp. 492-494.

Contre André Breton, Anvers, Sélection, Anvers, février 1925.

Liège, Fondation de l’Escalier. 1926 - ?

Fondateurs : Neuf peintres et écrivains.

* Anthelme Gille (critique d’art), Caron Marcel, Dubois Hubert (poète venu d’Anthologie), Duesberg Léon, Dutilleul, Goosens, Mambour Auguste, Marin Robert (pseudo de Robert Denoël, le futur éditeur « parisien »), Scauflaire Edgar.

- L'Escalier. Auguste Mambour in Sélection, Nouvelle Série, 1926-27, Anvers, 6e année, p.235-236.
Auguste Mambour, aujourd’hui, met le public en face d’œuvres qui ont su dérouter les plus intimes de ses amis. J’ai la quasi-certitude pourtant que de telles œuvres ne devraient pas dérouter, à la réflexion, tels fidèles qui ont assisté aux débuts du peintre et ont pu suivre sa ligne, d’exposition en exposition. Je ne vois pas, pour ma part, ce que ces compositions actuelles ont de si inaccoutumées, ni qu’elles puissent légitimer un si grand effroi parmi ceux fiaient aux œuvres précédentes. Je pense plutôt qu’il y a tout lieu de se féliciter de voir Mambour rompre avec des habitudes qu’il supportait assez mal depuis quelques mois. Non, il ne me paraît pas que Mambour soit perdu ; je ne crois pas non plus qu’il soit sauvé mais il est très certainement en bon voie de l’être. Ceci veut être expliqué. Qu’on me pardonne de remonter au déluge.
On aperçoit assez exactement dans la production de Mambour deux périodes : lui qui est le début et dont il reste peu de chose sinon « L’Adoration des Mages » (1917), deux ou trois portraits, des dessins et quelques peintures (coll. J. L. principalement) ; l’autre qui date de « Révéler » (1921) et continue.
Dès cette toile, qui est significative d’un départ, Mambour construit de toutes pièces ce qu’on peut appeler un poncif et du coup, enferme sa liberté.
Au cours des années suivantes, Mambour donne à ce poncif tous ses soins. Il s’assouplit, il le renforce, il tend chaque fois davantage vers une perfection. Cette gradation apparaît toute logique, volontaire. Ce n’est pas trop dire que Mambour subit là un envoûtement  et d’autant plus inéluctable que cet idéal qu’il s’est proposé, il l’a conquis d’une fois. Il l’aurait atteint par analyse, que la réflexion aurait plus librement joué et aurait, peut-être, bouleversé la synthèse. Mais, ici, le poncif n’est pas séparable, il ne supporte pas qu’on le puisse disséquer, il existe une fois pour toutes.
Le voyage au Congo devait-il libérer le peintre ? En un sens, mais sans atteindre une routine que Mambour n’aperçoit plus. Simplement les personnages de Mambour perdent leur âme au profit d’éléments qui sont cette fois purement décoratifs. Mais cela n’a qu’un temps ; à leur tour ces nègres naissent à des sentiments, à une vie assez frustre, assez simple, identique à celle qui mènent les personnages antérieurs, A UNE VIE.
Les nègres une fois abandonnés, Mambour retrouve ses anciennes habitudes. Il continue d’affirmer son poncif et les qualités de sa manière et restreint son activité à ce champ. Ce n’est que tout dernièrement, du début de l’année dirait-on, que des fissures témoignent du mécontentement du peintre. Les personnages de Mambour brisent avec la simplicité de leurs sentiments, de leur vie et comme libérés, s’abandonnent à des fantaisies inattendues. Le mal est complet. Mambour s’en rend compte qui se fie, dès lors, à l’instinct et cherche le salut dans un renoncement total. Les œuvres les plus récentes marquent ce revirement et Mambour qui a tué ce poncif qui le tenait dans ses filets depuis cinq ans, respire enfin loin d’obsessions et d’inquiétudes anciennes, prêt à une vie nouvelle et à une sincérité plus absolue. On pourrait déjà discerner telle démarcation dans ces œuvres libérées et dire des premières, toutes instinctives qu’elles sont un document que Freud aimerait.
Mais je préfère rejeter cette étude à plus tard. Tout ce que je voulais dire aujourd’hui, c’est que Mambour a judicieusement étouffé en lui des habitudes qui le portaient à réaliser suivant des lois immuables, un type et des architectures toujours semblables. Il fait le vide aujourd’hui et se dispose à écouter des voix. Cette disposition, on l’aperçoit, ne saurait être sa perte mais sa plus belle chance de succès.

L'Escalier. Marcel Caron in Sélection n°8-9. Anvers, mai-juin 1927, pp.684-686.

Participe au numéro spécial de Sélection de 1927 sur les formes narratives (avec e. a. Robert Mahy, Léon Duesberg, et Georges Poulet)

Sous le signe de la jeunesse in Nord, cahiers littéraires trimestriels, n° 2. Bruxelles, juillet 1927, pp. 140-151..

Caligula in Nord, cahiers littéraires trimestriels, n° 3. Bruxelles, 1930, pp. 214-247.

La peinture ennoblie in Sélection, cahier 12. Bruxelles, juin 1931, pp. 41-44.

 

S’est placé dans le camp de la collaboration lors de la deuxième guerre mondiale.
* Rédacteur de la rubrique « Présence de l’Europe » et de nombreux échos du jour à Radio Bruxelles.

Rubrique des livres in Wallonie, n° 1, Liège, oct. 1941

Rubrique des livres et des expositions (Pierre Paulus, Robert Crommelynck, P.G. Michiels) in Wallonie, n° 2, Liège, nov. 1941.

Rubrique des livres in Wallonie, n° 3, Liège, déc. 1941.

Robert Scuvée ou le retour à l'humanisme in La Wallonie n° 4, janv. 1942.

Rubrique des livres in Wallonie, n° 4, Liège, janv. 1942.

Rubrique des livres in Wallonie, n° 5, Liège, fév. 1942.

Sur la nécessité d'un régionalisme bien compris in Wallonie n° 8-9, Liège, mai-juin 1942, p.83-84.

Se retrouve à La Légia après avoir clamé partout qu'il s'agissait d'« un torchon ». Ledit torchon, outre la matérielle quotidienne, lui assura cependant une promotion sociale rapide en le propulsant à la tête de la section des Lettres de la Communauté Culturelle Wallonne.

Henri Brasseur, Grand Premier Prix de Rome in Terre Wallonne, 13/11/1943

1944.
(07/11) Jacques Ochs adresse au Directeur général – Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts à Bruxelles, le document suivant :
« Mr. Auguste Mambour, rexiste et germanophile notoire, exerça une influence détestable dans l’établissement dont il troubla profondément l’atmosphère et où il s’efforça de gagner les esprits à la collaboration. Discussions, disputes, discours enflammés, propagande brutale, rien ne manqua. Mr Scuvée fit de même avec plus d’hypocrisie et moins de hargne.
En général, les professeurs et les élèves résistèrent heureusement à cette propagande, soutenue de l’extérieur par MM Jouan, Tonus, Falize et Gille Anthelme. » (cité in Jacques Parisse, Auguste Mambour. Paris-Bruxelles, éd. Fernand Nathan – éd. Labor, 1984)