Texte de présentation

"L'association a pour objet de présenter en Belgique et à l'étranger, les jeunes peintres et sculpteurs belges de qualité, de les soutenir et de les encourager par tous moyens, notamment par l'organisation de manifestations artistiques de tous genres, expositions, voyages, publications, création de prix, bourses, prêts, etc." (Extrait des statuts de l'asbl La Jeune Peinture Belge, publiés au Moniteur Belge du 4 août1945).

 

Historique

Association fondée par quelques éminents amateurs d'art, dont l'avocat René Lust et Robert Delevoy le 3 juillet 1945 dont les statuts parurent au Moniteur belge du 4 août. 
* ​Le président d'honneur est l'artiste James Ensor (Il faisait partie de la génération des symbolistes) et quelques collectionneurs et mécènes.
** La Jeune Peinture Belge, association sans but lucratif, fut installée à Bruxelles, rue des Cultes 13.

Les peintres en faisant parties étaient à ce moment : René Barbaix, Gaston Bertrand, Anne Bonnet, Jan Cox, Jack Godderis, Emile Mahy, Marc Mendelson, Charles Pry, Mig Quinet, Rik Slabbinck, Louis Van Lint.
Un peu plus tard il y eu de nouveaux venus : Pierre Alechinsky, Willy Anthoons, Henry Brasseur, Pol Bury, Georges Collignon, Odette Collon, Raymond Cossé, Serge Creuz, Pierre Crocq, Jo Delahaut.

 

D'importantes expositions collectives ont eu lieu à Paris (1946), La Haye (1946), Amsterdam (1946), Stockholm (1947), Zurich (1947) Bordeaux (1947), Bruxelles (1947), Mons (1948), La Louvière (1948)...

1948.
Les conceptions artistiques opposées et les personnalités divergentes vont contribuer à la dissolution de La Jeune Peinture Belge.

Le décès de son inspirateur et mécène René Lust, le 5 juin 1948, mettra fin à l'existence du groupe.

 

1950.
En hommage à René Lust, se crée, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, un prix que l'on nommera "Prix Jeune Peinture Belge".
 

 

 

Bibliographie liée

Bibliographie texte

  • Presse

    • L'opinion des critiques de l'époque:

      - Paul Caso, 1947.
      Que ces jeunes gens apprennent à peindre avant de répondre aux consignes de l'abstraction. Leur crime est sans nul doute moins grave que celui de leur conseil d'administration qui encourage ainsi une peinture qui est toute dirigée contre les beautés du réel et notre bien le plus précieux d'homme du xx siècle: le sens de l'humain,

      Picasso a fait là mille enfants que sa sénilité ne laissait plus prévoir. 

      Si comme on l'a dit, après Picasso on ne peut plus peindre comme avant Picasso, ce n 'est point encore une raison pour peindre comme Picasso.

       

      Charles Conrardy.
      La liberté a des limites dans le domaine technique. Peindre est d'abord un métier et il n 'est pas possible d'enfreindre certaines règles, pas plus que l'on ne peut transgresser les lois de la vie. Mais il y a autre chose. L'art doit servir à l'embellissement et il ne doit être laid à aucun prix. Une oeuvre doit me donner le plaisir esthétique et n'être ni une énigme, ni un rébus.

       

       

       

       

       

       

  • Commentaires généraux

    • A partir de 1945 le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles consacre des expositions à l'œuvre de Braque, Picasso, Masson, Matisse, Vuillard, Van Gogh et Lhote. Ces peintres vont laisser de traces dans l'oeuvre des jeunes artistes d'après-guerre. 

      Des caractéristiques de style les rassemblent : pas de tridimensionnalité, ni de clair-obscur et de trompe-l'oeil.