Historique

¨ Impasse de La Caque, à l'ombre de l'église Saint-Pholien.

"Georges Simenon [né en 1903] a 16 ans et un goût prononcé pour l'aventure et l'inconnu quand son ami et confrère de la Meuse, Henri Moers, l'invite à le suivre à un rendez-vous mystérieux sous les toits d'une maison de maître de la rue Louvrex. Ce lieu c'est La Caque qui déménagera ensuite vers une impasse proche de l'Église Saint-Pholien puis dans un grenier de la rue Basse-Sauvenière. D'un dépouillement extrême (quelques matelas, des coussins), éclairé à la lampe à pétrole ou à la bougie, ce lieu voit se rassembler chaque nuit de jeunes artistes que réunit leur passion pour le vin, les filles et les discussions philosophiques.

Se mêlent là philosophes (Nuez), musiciens (le pianiste Léon Betet), décorateurs (Veckmans), hommes de lettres (Ernest Bonvoisin [?]), poètes, bohèmes, graveurs (Joseph Bonvoisin, M. Lempereur), dessinateurs (Constant Caron) et peintres (Morsa, Mambour, Kleine, Charles Bury)

Luc Lafnet, peintre, graveur, dessinateur, de 4 ans l'aîné de Georges Simenon, est déjà célèbre. Il est le chef incontesté de ce groupe de jeunes rebelles, esthètes et décadents qui passent leurs nuits à refaire le monde.

C'est par l'intermédiaire de la Caque que Simenon rencontrera le premier de l'an 1921 celle qui deviendra sa première femme, Régine Renchon, rebaptisée Tigy." (J.F. in La Meuse, 12/7/93)

Joseph Kleine (1898-1922), le "Pendu de St Pholien", "suicidé" le 3/3/1922 à 24 ans.
* Un pastel sur carton, Bacchante, 1918 (26,5 x 17), rare témoignage de son oeuvre était exposé à la Galerie-librairie, 9a en 1985; à l'exposition La Caque, Liège, Cercle Royal des Beaux-Arts, juil.-août 1993 où l'on pouvait voir aussi une oeuvre de Tigy la première femme de Simenon.
[Edgar Scauflaire remet à Simenon le portrait du «petit Klein»]

Auguste Mambour fait les portraits de Léopold Bechet et de Marcel Lempereur; ces 2 oeuvres seront exposées à la première exposition personnelle de Mambour à la galerie Pirard en avril 1919.

 "Madame Sim-Renchon nous montrait quelques types de la basse pègre parisienne: apaches, souteneurs, filles de joie, tristes sourires du trottoir et des fortifications, bref une pauvre humanité tarée dont l'interprétation n'était pas encore dégagée de toute influence." (Bosmant, 1930, p. 253)