Historique

1840-1850
Les précurseurs de l'Ecole de Tervueren, des peintres et des graveurs comme Paul Lauters, Edmond de Schampeleer et Théodore Fourmois dessinent et peignent dans la forêt de Soignes et dans les environs de Tervuren.

A partir de 1850-1855 des artistes vinrent de Bruxelles à Tervuren pour fixer la nature sur leur toile.

1859
Camille van Camp séjourne à Paris, peint à Barbizon et découvre ensuite Tervuren qu'il considère comme une sorte de Barbizon belge.

Dès 1860, une colonie de peintres paysagistes, comparable à l'Ecole de Barbizon en France, s'installa à Tervuren.

1863-1864
Camille Van Camp emmène son ami Hippolyte Boulenger à l'auberge « Au Renard (In den Vos) ». Là, Hippolyte Boulenger rencontre Joseph Coosemans, un employé un peu plus âgé que lui, qui avait développé ses talents de paysagiste avec entre autres Théodore Fourmois. Ensemble avec Jules Raeymaekers, Edouard Huberti, Alphonse Asselbergs, Louis Crépin, Hendrik van der Hecht, Jules Montigny et d'autres artistes, ils forment ce qu'on appelle la première génération de l'Ecole de Tervueren.
En 1866 apparaît le nom « Ecole de Tervueren ».
Trois générations d'artistes se succéderont jusqu'en 1914.

 « L'Ecole de Tervueren » a posé un jalon important dans le développement de la peinture en Belgique. Elle fait partie du courant international du XIX e siècle qui rétablit la nature et ses éléments comme sujet principal de la peinture.


1866
Boulenger participe au Salon de Bruxelles de 1866 avec Jules Raeymaekers et donne l'appellation École de Tervueren. Bien qu'on ironisa sur l'École de Tervueren, on reconnut jusque dans les Salons que là était la modernité picturale.

1866-1873
Les membres du premier groupe résidèrent la plupart du temps à Tervuren, groupés autour de leur porte-étendard Hippolyte Boulenger. Parmi les principaux, citons Joseph Coosemans, Jules Montigny, Edouard Huberti et Alphonse Asselbergs.

En 1867, Boulenger prit contact à Paris avec les œuvres de l’école de Barbizon (notamment celles de Rousseau) et de Corot, et Coosemans, Asselberghs séjournèrent eux-mêmes en forêt de Fontainebleau et furent attentifs à la leçon de Rousseau.

Se forme, donc, autour d'Hippolyte Boulanger, un groupe de peintres qui allaient à l'encontre de la peinture académique. Ils se réunirent régulièrement dans l'auberge In den Vos sur la place du Marché de Tervuren et s'appelèrent l'école de Tervuren.
Les membres de ce mouvement privilégiaient un art réaliste et inspiré par la nature et opposé à l'art purement académique et classique. Ils étaient inspirés par l'Ecole de Barbizon au point qu'on ait appelé Tervuren le "Barbizon belge".
Ils commencent par s'insurger contre les règles trop strictes de l'académisme et se consacrent surtout à la peinture de plein air. La nature est leur seul maître et ils choisissent leurs sujets dans la forêt de Soignes, dans la vallée de la Voer, les prairies et les champs environnants. En l'espace d'un demi-siècle, ce mouvement artistique passa de la vision romantique et du réalisme émotionnel, à un impressionnisme typiquement belge.
Ils s’installent avec palettes et chevalets en pleine nature, et opte sciemment pour le réalisme. Ce faisant, ils redéfiniront une fois pour toutes l’art pictural paysager belge.

Joseph Coosemans (1818-1904) fut secrétaire communal de Tervueren avant de s'engager dans la peinture. Joseph Coosemans apprit beaucoup des peintres qui œuvraient au village, dont Théodore Fourmois (1814-1871). La venue d'Hippolyte Boulenger (1837-1874), qui rejoignit Alphonse Asselbergs (1839-1916), Jules Raeymaekers (1833-1904) et Jules Montigny (1840-1899) et ensuite Edouard Huberti (1818-1880), Louis Crépin (1828-1887), Louise Héger (1842-1933), Fritz Toussaint (1846-1920) augmenta le renom artistique de la commune.

Les peintres de Tervuren prennent de nombreux contacts avec des collègues tels Louis Artan, Théodore Tscharner, Frantz Binjé, Alfred Verwee, et avec d'autres paysagistes de l'Ecole de Kalmthout et de Termonde comme Théodore Baron, Isidore Meyers et Adrien-Joseph Heymans. Certains de ceux-ci viennent également peindre les sites connus de Tervuren.

https://www.youtube.com/watch?v=u6OhwNZqbfo

1874
Hippolyte Boulenger meurt à l'âge de 37 ans. Il est à ce moment reconnu comme la figure principale de l'École de Tervueren et le grand réformateur de la peinture de plein air en Belgique.

Une deuxième génération, avec entre autres Guillaume Vogels, Isidore Verheyden, Jean-Baptiste Degreef et Lucien Franck,


1875-1895
Dans le sillage d'Hippolyte Boulenger et de ses amis, des dizaines de paysagistes se rendent à Tervuren et dans la forêt de Soignes. Ils forment une deuxième génération de peintres, avec entre autres Isidore Verheyden, Jean-Baptiste Degreef, Guillaume Vogels, Franz Courtens (Ecole de Termonde), Lucien Frank. D'autres sympathisants tels Adolphe Hamesse, Théodore Hannon, Richard Viandier, Marie Collart, Louise Héger et Anna Boch dressent leur chevalet dans les environs.

Cette deuxième génération adopta les mêmes principes et vint fixer sur la toile les mêmes sites des environs.

Son principal collègue, entre autres Armand Maclot, Paul Leduc, Emiel Jacques. Ces derniers formèrent la troisième génération. Vers 1910-1914, ceux-ci cherchèrent d'autres horizons.

1900-1914
Joseph Coosemans fut professeur de peinture paysagère à l'Institut supérieur des Beaux-Arts d'Anvers et envoya des élèves à Tervuren. Ce sont surtout ses élèves qui constituèrent la troisième génération, des paysagistes de l’Ecole. Les principaux peintres sont Emiel Jacques, Armand Maclot, Paul Leduc, Emiel Walravens, Alfons de Clercq, Emmanuel Viérin. Ces derniers furent accompagnés de nombreux collègues issus principalement des environs de Bruxelles tels Amédée Degreef, Alfred Bastien, Maurice Wagemans, Adolphe Crespin, Victor Colsoul, Edmond Verstraeten.

Après 1914-1918 
L'Ecole de Tervueren n'existe plus en tant que groupe, mais des centaines de peintres continuent à parcourir la forêt de Soignes pour y peindre en plein air.

Bibliographie texte

  • Informations complémentaires

    • Le musée privé Het Schaakbord (L’Échiquier) à Tervuren contient une collection permanente d'une quarantaine d'œuvres de l'École de Tervueren et est une initiative des Amis de l'École de Tervuren. Le musée est situé 33 Kerkstraat.