Biographie

Fils d’un peintre courtraisien, Louis Verwée, qui avait été l’élève de Verboeckhoven et restait fidèle à son exemple. Contrairement à la plupart des peintres, Verwée, qui rêvait d’être ingénieur, fut vivement pressé par ses parents et surtout par sa mère de se consacrer à la peinture.

1853.
Reçoit les leçons d’un peintre obscur nommé Derweirdt.

Il travaille beaucoup et dès 1857, à dix-neuf ans, est accueilli au Salon,
1857.
Accueilli au Salon.
* Les œuvres de cette période manquent, cependant, de cette sève, de cette franchise d’expression, de cette vitalité qui seront les qualités marquantes des tableaux importants des meilleures années de sa carrière, Tout est décidément paradoxal chez Verwée et surtout ce manque d’audace qui, à vingt ans, semble le préparer à une vie sans éclat,

1863.
Obtient une médaille au Salon de Bruxelles.

1864.
Obtient une médaille au Salon de Paris avec son Attelage flamand.

Ce bref séjour à Paris lui est favorable. Il rencontre E. Manet, Diaz de la Pena et Rousseau.et il entreprend, avec un réel courage, d’arracher son art à l’indigence de la technique et à la banalité d’invention, Il n’y parviendra pas sans peine ni sans heurts maie il finira par équilibrer ses ferveurs intimes et sa technique, par affermir son dessin, par débarrasser sa palette des tons gris et sourde qui, au début de sa carrière, l’étouffaient trop souvent.

1968.
Co‑fondateur de la Société Libre des Beaux‑Arts.

1869 (c)
Voyage aux Pays‑Bas avec L. Dubois.

Bibliographie liée

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de présentation

    • - in Catalogue Les Maîtres de la Société libre des Beaux-Arts. Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 1932.
      On pourrait, è la rigueur, admettre avec certains critiques que l’œuvre de Verwée se partage en deux chapitres, dont la transition se place aux environs de 1875, à l’heure où une petite série de tableaux calligraphiés à la manière de certains anima­liers français, brise ses harmonies mineures et prélude aux larges évocations de la Flandre maritime, Mais il est plus logique de dire que l’ascension de Verwée se prolongea pendant vingt ans,- non sans être marquée par certains chefs-d’œuvre comme l’«Etalon», - et qu’il ne s’exprima, en toute liberté, que durant les vingt dernières années de sa courte vie, On comprend mieux, alors, la magnifique leçon de courage et de volonté que le peintre a donnée en se hissant peu à peu au rang des plus grands maîtres de notre réalisme.
      De la sorte aussi, on remarque mieux l’indépendance de Verwée vis-à-vis des théories et des exemples que lui proposaient ses camarades. De tous les peintres de la Société Libre des Beaux-Arts, il est le seul qui soit resté constamment en marge non point des désirs collectifs mais des procédés, des moyens d’expression, des recherches techniques. Les influences réciproques qui agissent si curieusement sur Dubois, Artan et Rope, par exempie, n’apparaissent pas dans l’art et l’oeuvre de Verwée, et & part le bref détour qu’il fit - je l’ai dit vers Les procédés plus précis de quelques maîtres français, on doit souligner que l’évolution de Verwée trouve en lui-même son origine, son explication et son ressort.