Biographie

 

Formation :
Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. Peinture monumentale, dessin. Professeurs : Jean Debattice, Henri Brasseur et Robert Crommelynck. Médaille du Gouvernement.

 

1959.
(  /  -  /  ) Liège, Cercle royal des Beaux-Arts. Prix Watteau. Lauréat du Prix.

 

De 1959 à 1970. Nombreuses réalisations à la Côte Belge, Bruxelles, Liège, etc.

 

1960.
(24/04-07/05) Liège, Galerie Saint-Jacques. Groupe 2.
 

1962. Grand prix de la ville de Liège.
(  /  -  /  ) Liège, Apiaw [à vérifier]

 

1963.
(11/04-10/05) Liège, Musée de l’Art wallon. 125e anniversaire de l'Académie royale des Beaux-Arts.
(  /  -  /  ) Bruxelles ; Ministère des classes moyennes. Concours de tapisserie.

 

1964
(  /  -  /  ) Stavelot,                                   . Anniversaire de l’Académie des Beaux-Arts de Liège.
 

1965
(  /  -  /  ) Liège,                              . Rotary.
 

1966.
(18/03-30/03) Bruxelles, Galerie Racine. Rome Jo. PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE.
(  /  -  /  ) La Louvière, Musée des Beaux-Arts. Tendances nouvelles.
 

1967.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Contrastes. Grands formats.
(08/11-20/11) Bruxelles, Galerie Contrastes. Rome Jo.
 

1968.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Contrastes. Petits formats.
(  /  -  /  ) Liège, APIAW [à vérifier]
(  /  -  /  ) Seraing, Centre culturel. Nouveaux réalistes.
 

1969.
(29/03-16/04) Jeunes de Wallonie.
(22/05-  /  ) Liège. Galerie du Bois d’Avroy : Rome Jo.
(16/11-26/11) Liège, Apiaw. Le Vélo.
 

De 1970 à 1977. PROFESSEUR DE DESSIN À L’ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS DE LIÈGE.

 

1970.
(  /  -  /  ) Ferrières,                               . [Sans titre]
(  /  -  /  ) Luxembourg, Musée des Beaux-Arts. Peintres wallons.
 

1971 (c).
De Haan (Le Coq) (Torenhofstraat 2 – 8420) Bas-reliefs De Blekkaard.
(  /  -  /  ) Tilff, Château de Colonster. [Sans titre].
 

1973
(24/04-06/05) Liège, Société royale des Beaux-Arts. Rome Jo (avec Rudy Pijpers).
(  /  -  /  ) Herstal, Ecole technique. [Sans titre]
(  /  -  /  ) Anvers, Usine D. V. [Sans titre].
 

1974.
(février) Liège, Chiroux. Traces.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Valère Gustin. Dessins.
(  /  -  /  ) Sart-Tilman,                     . Lion’s. [Sans titre]
(  /  -  /  ) Argenteau,                       . Lion’s.
 

1975.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Valère Gustin. Volume 75.
(12/07-31/08) Aubel, Abbaye de Val Dieu. 35 artistes de la Province de Liège.
- Jacques Parisse, "Actuel XX. La peinture à Liège au XXe siècle", Liège, éd. Mardaga, 1975
* avec la collaboration de Joëlle Calembert, Frédérick Beunckens, Maurice Musin, Rudy Pipers et Jo Rome.

(  /  -  /  ) Liège, Les Chiroux. Actuel XX.
(  /  -  /  ) Stavelot, Abbaye. Actuel XX.
 

1976.
Incendie de sa maison et de son atelier.

 

De 1977 à 1999. PROFESSEUR DE PEINTURE MONUMENTALE À L’ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS DE LIÈGE.

 

1977.
(27/05-15/06)  Liège, Galerie Valère Gustin. Rome Jo.
(29/09-30/10) Liège, Musée de l’Art wallon. Première quadriennale des jeunes artistes liégeois.
(07/10-30/10) Liège, Ancienne Eglise Saint-André. Art 77.
(  /  -  /  ) Ans,                                . Ensemble.
(14/12-31/12) Liège, Société royale des Beaux-Arts. 20 en noir et blanc.
 

1978.
(27/05-15/06) Verviers, Galerie Primaver. Rome Jo.
(nov.-déc.) Liège, 230 bld d'Avroy (Etablissements Dernier). 7 artistes liégeois.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Valère Gustin. Volume 78
(  /  -  /  ) Liège,                             . Ensemble.
 

1979.
(15/09-30/09) Flémalle, La Châtaigneraie. Artistes de Flémalle.
(  /  -  /  ) Anvers, Galerie Campo. [Sans titre]
 

1980.
Société royale des Beaux-Arts. Prix de peinture du millénaire.

 

(23/03-10/04) Gand, Galerie Kaleidoscop. Rome Jo.
(16/04-05/05) Liège, Galerie Valère Gustin. Rome Jo.
(mai) Edition de « Fouron, 9 mars 1980 », porte-folio de 5 sérigraphies tirées à 100 exemplaires et signées Beunckens Frédéric, Flausch Fernand, Nyst Jacques Louis, Pijpers Rudy, Rome Jo.
(juin) Centre culturel des Fourons: Cinq artistes liégeois pour les Fourons, album de 5 sérigraphies, 60 x 70, nos 1 à 100 (thème: «Non à la violence, oui à la liberté)
(10/05-01/06) Flémalle, La Châtaigneraie. Artistes liégeois de la Principauté.
(21/06-22/06) Horion-Hozémont, Château de Lexhy. 11 professeurs de l’Académie.
(21/11-04/12) Liège, Chiroux. V. Témoignages.
(28/11) Liège – Sart-Tilman, Siège I. B. M. Accrochage à l'occasion de la publication d'un livre intitulé "Artistes liégeois d'aujourd'hui"
(06/12-30/12) Liège, Musée de l’architecture. Prix du Millénaire de la Société royale des Beaux-Arts de Liège.
 

1981.
(29/04-23/05) Liège, Galerie de la province (quai van Hoegarden 3). Le chat dans l'art liégeois contemporain.
(déc.) Intercom (100 quai Godfroid Kurth). Au fil de l’eau.
 

1982.
(06/03-01/04) Liège, CGER. Rome Jo
 

1983.
(  /  -  /  ) Paris / FR, Galerie de la Platone. Rome Jo.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie de la Province. Le jouet dans l’art.
(  /  -16/11) Liège, Ramada. L’Univers de Simenon.
 

1984.
(avril-mai) Liège, Galerie de la Province. Architectures d’artistes.
(06/09-  /  ) Liège Galerie 9A (librairie-galerie, 9 rue des Carmes) (Michel Lhomme) 9 artistes liégeois.
(08/12-09/12) Liège, Ancienne Eglise Saint-André. Exposition-vente organisée par le CRAC (Centre Régional d'Action contre le Cancer)
 

1989.
(03/03-  /  ) Liège, Galerie Différences (en Neuvice, 44). Rome Jo.
(  /04-09/06) Bruxelles, Galerie La Louve. Rome Jo.
(11/11-10/12) Flémalle, Cwac. Carte blanche à Jacques Parisse, 25 ans de critique d'Art.
(  /  -  /  ) Liège, S. A. Barvaux. 10 artistes liégeois.

 

1990.
(27/01-21/02) Liège, Galerie Valère Gustin. [Sans titre]
(mars) Liège, Galerie Valère Gustin. Rome Jo.
(04/04-12/04) Liège, Eglise St-André. « Peinture liégeoise contemporaine »
(17/06-07/09) Dix années d’acquisition de la Communauté française de Belgique (1979-88) - Artistes Liégeois.
(25/11-19/12) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain – La Châtaigneraie. Et si vous investissiez dans l'œuvre d'art.
 

1992.
(  /  -  /  ) Rutherford / US - New Jersey,  Galerie Art Wall + B. Rome Jo.
(  /  -  /  ) Liège, Académie des Beaux-Arts. Hommage à Monet.
(  /  -  /  ) Montréal,                                 . Foire d’art contemporain.
 

1993.
(  /  -  /  -) New York, Galerie Ph. Staib. Ensemble
 

1995.
(20/05-25/06) Liège, Musée de l’Art wallon (Salle Saint-Georges). 1775-1995, 220 ans d’art à l’Académie.
(01/06-14/07) Liège, Galerie Art Actuel (ex. Ballegeer) Harald Inselberger et Jacques Parisse vous invite au vernissage de l’exposition de l’équipe d’Actuel XX (Edition Pierre Mardaga, 1975)
(03/06-30/06) Liège, Galerie Lierhmann. Andrien Mady, Rome Jo ; Mambourg Claire.
(  /  -  /  ) Liège, Ancienne Eglise Saint-André. [Sans titre]
 

1996.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo.
(27/11-31/01/97) Liège, Espace BBL [aujourd’hui ING]. "125 ans d'art liégeois - peinture, sculpture, gravure en province de Liège / 1870-1995."
(22/03-20/04) Choix de dessins par Jacques Parisse.
 

1997
(22/03-20/04) Liège, Galerie Liehrmann. Choix de dessins par Jacques Parisse.
(  /  -  /  ) Knokke, Galerie Argo. Salon d’ensemble.
 

1998.
(27/11-30/12) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Liehrmann. Salon d’hiver.
 

1999.
(13/08-19/09) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo (avec Leibovitz Edward)
 

2000.
(10/06-18/06) Huy, Château à l’horloge. Rome Jo.
(  /  -  /  ) Knokke-le-Zoute, Galerie Argo. Rome Jo.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo.
(18/08-17/09) Liège, Galerie Liehrmann. Plaisirs d'été.

 

2001.
(  /  -27/05) Liège, Galerie Liehrmann. 13 ans, 13 artistes.
(25/10-  /  ) Liège, L’Ombra. Hommage à l'Etuve.
 

2002.
(01/06-30/06) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo. Peintures et sculptures.
 

2003.
(  /  -  /  Barcelone-Grupo Batik Art. Rome Jo.

 

2004.
(05/06-04/07) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo.
 

2005.
(14/05-26/06) Rome Jo, peintures et Ongena Philippe, sculptures.
(15/07-15/08) Xhoris, Galerie 13. Sans titre.
 

2006.
(14/04-21/05) Liège, Galerie Lierhmann. Rome Jo.
 (25/06-30/07) Xhoris, Galerie 13. Exposition d'été.
(19/08-17/09) Liège, Galerie Liehrmann. Lunettes d’artistes.
 

2007.
(  /  -16/09) Liège, Galerie Liehrmann. Plaisirs d’été.
(22/09-21/10) Liège, Galerie Liehrmann. Cœurs en chœur.
 

2008.
(  /  -  /  )  Porto Cervo / IT.                          . Rome Jo.
(15/08-14/09) Liège, Galerie Liehrmann.La fleur de l’art.
(19/09-19/10) Liège, Galerie Liehrmann. Rome Jo, peintures, « … Baisers volés… » ; Wauters Roger, sculptures « La légèreté de l’être ».
 

2009.
(  /  -  /  ) Liège,                  .Mobil’art. Au profit des personnes à mobilité réduite.
 

2010.
(  /  -  /  ) Düsseldorf / DE, Galerie Nicols. Rome Jo.
(13/08-19/09) Liège, Galerie Liehrmann. Fragile. Œuvres sous globe de 48 artistes.
(  /  -  /  ) Waremme, Galerie Evasion. Rome Jo.
 

2014.
(06/06-05/07) Liège, Galerie Christine Colon. Hommage à Jean-Marie Tack (1933-2001).

 

2017.
(18/02-18/03) Waremme, Galerie Evasion. Rome Jo.
(21/06-17/09) La Leçon d’anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine.
 

Liste d'oeuvres

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de présentation

    • - Jacques Parisse in Actuel XX. Liège, éd. Mardaga, 1975,.p. 115.
      Il faut remarquer chez Frédéric Beunckens comme chez Jo Rome une étonnante continuité : leur réalisme ne date pas d’aujourd’hui. Au contraire de tant d’autres ils ne sont pas revenus à la « figure » après un passage plus ou moins long dans l’abstraction. N’ayant pas sacrifié aux goûts successifs du temps, ils ont pu approfondir leurs thèmes et dépouiller leur manière. Ainsi donc si Beunckens et Rome étaient en marge au temps triomphant du lyrisme abstrait, nous admirons maintenant leur fidélité à eux-mêmes, leur honnêteté intellectuelle. Ce qui leur vaut maintenant d’être en accord avec les préoccupations artistiques de ce temps mais d’avoir été depuis plus de dix ans, sans le savoir, des précurseurs.

       

      - id. p. 120.
      Jo Rome, dans sa peinture – il est un excellent sculpteur – ne prend pas parti ou plutôt n’en prend qu’un seul anisé celui de l’homme victime  dans un monde déshumanisé.,.
      Déjà dans une précédente exposition (1970), ses thèmes étaient la voiture, la solitude, l’oppression, la ville qui engloutit l’homme réduit à n’être plus qu’ombre ou silhouette.
      La peinture de Jo Rome évoque, rappelle la condition humaine : une civière s’en va ou revient de la salle d’opération sous les yeux d’un enfant et de son père. Est-ce sa mère cette personne sans force étendue ? Cela n’a pas fait mal, dit le père à l’enfant, parce qu’il faut sauvegarder ses illusions ou sa fraîcheur. Sur un fond aveugle de prison ou de cloître, un enfant joue sur sa balançoire. Quelle synthèse ! Quel symbole ! : l’innocence et le crime, le monde ouvert à tous les émerveillements et la vie arrêtée, repliée pour des jours sans fin.
      L’émotion naît de ces oppositions. Qui gagnera, de la foi aveugle symbolisée par l’enfant, ou du monde adulte de la souffrance, de la solitude ? Jo Rome semble peindre vite comme s’il lui fallait – quand elle se présente vite comme il le fallait – quand elle se présente à lui – saisir pour la conserver l’impression soudain mûrie et confirmée par l’existence. Il balaie la toile à grands coups. Il n’aime pas les belles couleurs « sucrées » et craint que nous nous exclamions : « Que c’est beau ».
      Une toile de Jo Rome est toujours l’expression de quelque chose qui a lentement fait son chemin et qui demande à faire surface. L’art de Jo Rome, qu’il soit peintre ou sculpteur, est vraiment un langage, et nous en apprenons beaucoup sur sa générosité, sur ses qualités humaines, sur son humour un peu barbouillé de tendresse, quand nous regardons « ces morceaux d’humanité » qui sont des images permanentes, symboliques de notre existence quotidienne.

       

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      - Jacques Parisse, Jo Rome in Artistes liégeois d’aujourd’hui. Edition IBM (Imprimerie Mardaga), 1980.

      « Un temps j’ai voulu être nouveau, je me rendu compte que je continuais ». L’aveu de Jo Rome est spontané et sans tristesse. Il a fait le chemin à l’envers de certains autres qui croient que penser «profond» est bien penser et qui revendiquent dans leur art et dans leurs propos l’originalité à tout prix, la marginalité. Ceux-là souffriraient d’être comme les autres. Ils croient acquérir du talent en entretenant une prétendue différence. Tout le monde ne s’appelle pas Munch ou Baudelaire.
      Jo Rome raconte avec art et cœur des choses simples ; il explore sa maison et son monde intérieur, il découvre les joies en famille, un bonheur simple et domestique alors que tant de quadragénaires vivent mal leur deuxième âge. En fait, Jo Rome, en avouant avoir mis quinze ans «pour sortir de l`école » et de ses rêves impossibles, s’affirme ainsi en une époque où la simplicité étonne,. Un peintre d’une nature singulière. Au contraire d’autres qui font Rien avec beaucoup d’explications, il fait beaucoup et Bien avec un minimum de mots. Pas philosophe, pas théoricien de province, pas «pédagogue-né », pas précurseur, pas suiveur. Jo Rome est peintre avant tout et par sa peinture il a beaucoup à dire de lui, à dire de nous. Si nous savons regarder.
      Jo Rome est né en 1937 à Horion-Hozémont, à vingt kilomètres de Liège, entre Meuse et Hesbaye, dans un de ces villages qui n`est plus tout à fait la campagne mais encore protégé des bruits de la ville et des fumées de l’industrielle vallée mosane. Il y a peu, il a fait une courte expérience de la vie citadine. Aujourd’hui, il est retourné là où il est né, là où il a vécu jusqu’à l’âge d’homme. Le retour aux sources, la complicité avec la terre expliquent en partie l’ouvre de J o Rome, une œuvre qui a des racines profondes dans l’enfance. C’est d’ailleurs le plus souvent à travers un regard d’enfant que le peintre aujourd`hui regarde le monde. Ne nous demande-t-il pas d’avoir un regard d’enfant, un regard débarrassé de toutes les scories des expériences de la vie d’adulte, pour entrer en complicité avec les vérités permanentes les plus simples, les plus vraies, les plus universelles.
      A l’Académie des Beaux-Arts de Liège, il découvre l’expressionnisme flamand et Permeke dont les solides paysans ont des frères dans la riche terre de Hesbaye. Puis Jo Rome apprend à comprendre et à aimer Piero della Francesca, Uccello. Il retrouve dans leur art une architecture et une mathématique de l’organisation de l’espace qui sont à la peinture ce que le processus méthodique de la pensée cartésienne est à la philosophie. Sortir de l’école, aborder la vie, la carrière d’artiste - libre mais seul - c’est affronter le désarroi, avoir peut-être appris à comprendre et à aimer mais ne pas savoir, au carrefour de tant de routes possibles, laquelle prendre.
      Jo Rome - il n’a pas cessé depuis -  collabore avec des architectes, il apprend de nouvelles techniques, aborde de nouvelles matières. Lui, qui a fait ses classes en peinture décorative, est confronté au volume, à l’espace. Ipousteguy l’époustoufle, Dubuffet l’impressionne ; il aime les matières savantes de Fautrier l'Enragé. En pleine dictature de la peinture abstraite, le jeune peintre – sans éclat, sans barricade - conteste. Il reste - lui et quelques autres de sa génération - figuratif c’est-à-dire, à sa façon (au demeurant peu naturaliste), respectueux d’un sujet en « condition d`existence ››. Il faudra bien qu’il avoue plus tard qu’il est sorti quelque peu mouillé de la vague abstraite même si ses regards s’attardent du côté de Bacon, de Sutherland et même de Rauschenberg. Puis - ce fut l’affaire de plusieurs années pendant lesquelles Jo Rome vécut en état de crise (picturale) permanente - ce qui se passe rarement se passa … Jo Rome qui, pendant quinze ans, avait cherché ailleurs ses modèles et ses maîtres à peindre. eut cette «révélation» qui fera sourire les vaniteux : «On est un Liégeois, un homme de son coin, de sa terre, on ne peut espérer réinventer l’atome ». La réponse à cette vérité d’évidence est d’une lumineuse simplicité : «Je ne cherche plus midi à quatorze heures, je cherche dans la vie wallonne ce qui me touche et que je peux peindre en transformant. Là, je suis moi réellement. En même temps que je me rendais à cette évidence, je découvrais de vieux peintres liégeois : Rassenfosse, Derchain, Pirenne, Le Brun. Ce qui les intéressait m’intéresse mais replacé dans le monde d’aujourd’hui ». Le grand peintre, selon Jo Rome, est celui qui dit ce qu`il est et qui le dit avec son style. L »originalité - et la Vérité - ne serait-elle pas de ne pas succomber à la recherche effrénée de l`originalité ?
      Qu’importe. dès lors. l`étiquette dont on affublera la démarche plastique de Jo Rome peintre: « nouveau réaliste », « nouvelle subjectivité », nouveau «peintre de genre » ou «intimiste»
      Exhaussé par rapport aux enfants auditeurs, un curieux grand-père qui a la tête (en mouvement) de Marcel Jouhandeau paraît commenter l’actualité à son jeune auditoire. Le vieux, c`est l’ancêtre, la tendresse, celui qui sait. Mais le jeune auditoire c’est aussi l’âge des Sept boules de cristal, du rêve d’aventure. Le décor invite à la distraction. Le temps qui fuit, celui qui vient, la rencontre des âges, la voix de l” expérience qui est de peu de poids quand le jeu appelle dehors et la vie à venir.
      L’ancien combattant collectionne les victoires, Don Juan collectionne les bonnes fortunes, le petit Collectionneur de Jo Rome collectionne les œufs d’oiseaux. Ils sont de tous les bleus devant l’enfant assis, sérieux, qui classe, rêve à tire d’ailes.
      Qui d’entre nous qui n’a pas le cœur sec ne retrouve dans ces enfants son enfance ? Tendresse, humanité, sourire, connivence sans concession à la mièvrerie, à la sensiblerie des âmes hypocrites ou trop pures, ne feront pas oublier a l’œil expert du collectionneur adulte la solidité de la construction, le raffinement patient des matières, la hardiesse de la mise en page, l’adéquation de la couleur et de l’atmosphère au sujet traité. Une page de peinture qui va bien plus loin que la nostalgie !
      L`œuvre de Jo Rome nous dit sans emphase, au bout d’un processus qui use mentalement du collage des souvenirs. la «terrible actualité du passé »

       

       

      - Jacques Parisse in 125 ans d’art liégeois. Liège, éd. BBL 1996, p. 28.
      De l’enfance – la sienne qui est aussi la nôtre – Jo Rome (1937) a fait son sujet de prédilection. L’homme se souvient et évoque, moins descriptif aujourd’hui qu’autrefois, toujours ému devant ces instants de paradis insoupçonnés mais aujourd’hui à jamais perdus. L’innocence n’est plus ce qu’elle était ou alors elle est autre.

       

       

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      - in ART / W20, Un siècle d’art en Wallonie. Bruxelles, éd. La renaissance du Livre / Dexia, 2001, p. 383 (Serge Goyens de Heusch ou Xavier Roland).

      Un thème récurrent traverse l’œuvre de Jo Rome : l’être humain, surtout l’enfant, victime d’un monde déshumanisé, l’oppression et la solitude du milieu urbain, que le peintre traite en une composition libre au geste vif dans des compositions compartimentées à la manière d’un collage.
      Années 80 : l’artiste s’oriente vers l’abstraction [SIC].

       

       

Acquisitions

Etat belge

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P.S.B.,

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Assurances liégeoises,

Banque Nationale de Belgique,

Communauté française de Belgique

Ethias Assurances

 

Collections privées en Belgique, au Luxemboug, en France, en Italie, aux U.S.A., en Allemagne et en Suisse.