Biographie

Seconde fille du peintre Hélène Locoge.

Formation.
- 1962-1963.
Année de préparation à La Cambre : Atelier de gravure de Robert Kayser et M. CL. Gouat.
- 1963-1968
Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Visuels (La Cambre), Gravure et illustration du livre, professeurs Serge Creuze, Gustave Marchoul. Travail de fin d’année 68 : maquette du livre « L’Amour fou » d’André Breton.
- Continuera à se perfectionner continuellement et plus concrètement en participant de nombreuses fois aux Ateliers de l’Académie d’été de Libramont :
Terre Trace Couleur (Nathalie Doyen et Marie-Line Debliquy)
Sculpture Métal (Stéphane Gilles)
Métal coulé (Paty Sonville)
Sculpture – Atelier Pierre (Florence Fréson, de 1998 à 2002)
Ardoise (Anne-Marie Klenes)

 

Biographie artistique

1969.
Anime, pendant quelques mois, l’atelier de Gravure et Dessin de la rue de Ruysbroeck à Bruxelles avec Murielle Bosch, ancienne condisciple de La Cambre et à sa demande.
* Stages :     soudure – dinanderie – sculpture

1970.
(1970-71) La Louvière, Galerie Tendances contemporaines.
 

1975.
(25/04-23/05) Bruxelles, Galerie Utopie. Lemaire Marianne, Gravures.
PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE.

(05/09-27/09) Liège, Métiers d’art de la Province de Liège. Femmes graveurs de Wallonie.

1976.
(24/01-08/02) Charleroi, Palais des Beaux-Arts. Salon Triennal des Artistes du Hainaut (11e)

(13/03-11/04) Mons, Musée des Beaux-Arts. La Gravure belge contemporaine -12 années d’acquisitions de gravures par le Ministère de la Culture française

1977-78
Création d’objets recouverts de métal gravé, laiton ou cuivre : boîtes laquées avec couvercles de laiton gravé, cache-pots, pieds de lampe…

Ensuite créations de bijoux en laiton gravé en reliefs, motifs abstrait, linéaires : bracelets, broches...

1979.
(11/11-14/12) Soignies, au Capricorne. Lemaire Marianne. Gravures, objets gravés.

(   ) Bruxelles, Michelangeli. Lemaire Marianne, objets et bijoux en dépôt dans cette boutique artisanale du Sablon.

1980.
(18/04-  /  ) Ghlin, Maison du Peuple. Peintres Ghlinois.

(mai) Sélectionnée par l’institut économique et social des classes moyennes de Bruxelles, section artisanat de création.

1983.
Foire artisanale de Montignies sur Roche

1984.
Bruxelles, Maison artisanale, bijoux et objets.

1988.
(26/03)-Haine-Saint-Paul, défilé chez l’artiste de sa récente collection Médiane création.
 

1989.
(16/02- 14/03) La Louvière, Salle des Périodiques. Locoge Hélène, peintures récentes ; Lemaire Marianne, bijoux.
* Exposition organisée par la Bibliothèque Centrale et le Service des Arts Plastiques de la Direction Générale des Affaires culturelles de la Province du Hainaut

1990.
(17/06-24/06) Le Touquet / FR, Palais de l’Europe. Carrefour des Métiers d’Art.
* Obtient la médaille des créateurs étrangers et un prix d’encouragement

1992.
(15/09-11/10) Paris / FR, Galerie Christine Weinman. Exposition collective de peinture et Bijoux d’artistes.
* Seule participante belge.

1993.
(08/01-29/01) Mons, Hainaut Tourisme. Locoge Hélène, Les chemins de Lumière (1991-1992) et Marianne Lemaire, bijoux récents.

(03/07-14/07) Le Touquet, Palais de l’Europe. Carrefour International des Métiers d’Art (4e ).
- A l’invitation de la Commission d’Encouragement aux métiers d’Art de la Région Nord / Pas-de-Calais, pour son travail, sélectionné en son atelier, de graveur sur métal et bijoux.

1994.
(mars) Mouscron, Centre culturel Marius Staquet. Festival International des Arts plastiques et graphiques.

Entre dans le groupe d’artistes QUINCONCE  fondé à La Louvière en décembre 1993.

(22/10-13/11) La Louvière, Musée Ianchelevici et Théâtre de La Louvière. QUINCONCE, 22 artistes de la Région du Centre.
* Ensuite (15-31/05) Charleroi, La Générale de Banque, Galerie G : Quinconce

1995
(06/12-06/01/96) La Louvière, galerie Tendances Contemporaines. Haurez Nicole, Lemaire Marianne.
* En collaboration avec la DGAC du Hainaut et le Service des Arts Plastiques

(  /  -  /  ) Leiston / GB, Abbey (GB). Quinconce

1996.
(14/02-26/02) Moustier, Galerie Face à face. Carnaval des artistes

(30/03-28/04) La Louvière, Maison de la Culture. Quinconce, autour de la Table…
 

1997.
(09/05-24/05) La Louvière, Maison de la Laïcité. Quinconce, Exclure l’exclusion.

(14/12-11/01/98) Seneffe, Centre didactique de l’Eau. Bijoux… témoins de l’imaginaire.

1998.
(16/01-08/02) Thuin, Centre culturel-Péniche Notger : Quinconce.
(20/01-15/02) La Louvière, Musée Ianchelevici et Théâtre. Salon biennal (2e ). Quinconce invite…

(  /  -  /  ) La Louvière, Théâtre. Les Droits de l’Homme

1999
(01/05-16/05) Billy sur Mangiennes / FR, La Maison de la rue Perdue (Chez M. Malagoli). 7 artistes exposent.

(  /  -  /  ) Bucarest (Roumanie), Salle Dalles. Quinconce.

2000.
(22/09-15/11) Morlanwelz, Musée Royal de Mariemont. Le Livre en Quinconce.

2001.
(05/02-12/02) Louvain-La-Neuve, Forum des Halles. Le Centre dans tous ses états.

(11/11-16/12) La Louvière, Espace Histoire de Voir. Quinconce

2002
(12/01-24/02) La Louvière, Musée Ianchelevici : Hélène Locoge, à cœur ouvert.

* Dans l’exposition un espace est réservé aux œuvres de ses deux filles : Danièle et Marianne Lemaire.

(02/05-19/05) Budapest (Hongrie), Galerie Duna. Le livre en Quinconce.

(08/06-) Kalisz (Pologne), Wydawca . La Louvière.

2003.
(13/01-31/01) La Louvière, Institut des Arts et Métiers. Itinéraire des lettres hennuyères.

(17/01-16/02) La Louvière, Musée Ianchelevici. Quinconce, 10 ans de bouteille

2005.

(28/05-19/06) Bruxelles, Galerie Artyp : Scripto, exposition collective.

(12/09-09/10) Mons, Galerie TRE-A, Quinconce, en attendant la lune.

2006.
(avril-mai, WE) Billy-les-Mangiennes (chez des particuliers), expo collective.

(02/10-05/11) La Louvière, Théâtre. Art-ci-là, Quinconce et invités

2008.
(19/01-01/03) La Louvière, Musée Ianchelevici. Philippe Vogues, collectionneur de montagne.
* Dernière exposition avec Quinconce. Ensuite quitte le groupe.

(juillet) Académie d'été de Libramont, participe au stage: « Sculpture et pierres sonores » avec Florence Fréson et Tony Di Napoli.

(18/07-26/07) Académie d'été de Libramont, stage: « Sculpture et pierres sonores » avec Florence Fréson et Tony Di Napoli.

Co-fondatrice de l’Ensemble Ca CO3,

2011.
(28/05-05/06) Hanzinelle, domaine du château : Sculpteurs et jardin ; quinze artistes se mettent au vert.

2012.
Nombreuses répétitions de musique de pierre avec l’Ensemble Ca CO3
- 1er concert « officiel » à l’Eglise de Neufchâteau le 18 juillet, dans le cadre des manifestations pour les 50 ans de l’AKDT. Esuite à l’Eglise des  Avins,en Condroz le samedi 20 octobre et à l’Eglise Saint-Pholien de Liège, le dimanche 21 octobre, et encore - en groupe restreint-  à Tournai, à l’atelier 69, le 3 novembre..

(juillet) Académie d'été de Libramont, stage: « Sculpture et pierres sonores » avec Florence Fréson et  Tony Di Napoli.

 

L’Ensemble Caco3 se transforme en collectif qui, sous sa nouvelle mouture, prend le titre de LITHOS.

 

2014.
Avec le collectif LITHOS :
création du site : www.lithos-music.be

(06/07-13/07) Résidence à Laneuville au Bois, avec la participation de Baudouin de Jaer (composition) et Anne Quintin (chant).

Divers concerts.avec le collectif.

2014.
Avec le collectif LITHOS :
(juillet) Stage pierres sonores à l’AKDT, création de lithophones, recherches sur les sonorités des pierres , atelier conduit par Florence Fréson, et en collaboration avec Pierre Berthet : installation de résonateurs et spatialisation des sonorités, faire résonner l’espace + travail musical.

2015.

Avec le collectif LITHOS : 
(01/08-09/08) Résidence à Voroux pour préparer le concert de l’Hôtel de Ville de Bruxelles.

(15/09) Bruxelles, Hôtel de Ville : concert LITHOS, de musique de pierre, dans le cadre de La Semaine du Son

Liste d'oeuvres

Bracelet
1992, Plus d'infos
Sans titre
1997, Plus d'infos
Collage
2000, Plus d'infos
Sans titre
2001, Plus d'infos
Sans titre
2002, Plus d'infos
Trophée
04/2004, Plus d'infos

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de l'artiste, Interviews

    • 1997.
      - Tout ce que vit, regarde, écoute, sent l’artiste est absorbé, filtré par sa sensibilité et son inconscient pour ressurgir plus tard par sa main, comme un médium se laisse traverser par un « message », laisse parler le geste.
      - Ni la parole, ni l’écriture ne sont des langages qui me conviennent, il y a trop de choses qui ne peuvent rentrer dans leur carcan. C’est dans le geste que je transmets le plus facilement l’indicible : le geste uniquement soumis à des pulsions profondes n’est pas aussi évident qu’on peut le croire. Laisser parler l’esprit du corps, être en symbiose avec la nature et lui servir de médium est ce qui me tient à cœur.
      - Les bijoux, pour moi, sont un moyen de décrocher l’art des murs et de le faire porter. Chaque bijou doit être une petite œuvre d’art dont le contenu ne se découvre pas toujours en un seul coup d’œil. On peut s’y attarder, il entre en communication avec vous. Le bijou est un prolongement de la personnalité d’un individu, il parle pour vous comme le vêtement et les couleurs que vous portez.
      - Tout peut servir pour créer (même un brin d’herbe), en art on est libre ! Mais d’abord il faut mettre ses sens en éveil, aiguiser son attention et travailler, aller à la rencontre du moment magique où l’œuvre prend toute sa force, libéré de tout préjugé conventionnel, simplement chercher pour le plaisir. Explorer, découvrir, créer sans souci de rentabilité, de durée, d’utilité même est une jubilation que je souhaite à chacun et qui évacue à jamais l’ennui et le désœuvrement.

      2000 ( ?)
      L’intérêt pour les matières m’a poussé à sculpter les plaques gravées plutôt que de les imprimer.

      2003.
      -  Propos recueillis par Nadine Thiry-Lebrun à l’occasion de l’expo Quinconce, 10 ans de bouteille in La Nouvelle Gazette, 07/02/2003
      « J’ai une formation en gravure » explique Marianne Lemaire … « j’ai toujours eu un intérêt pour les plaques gravées que je considère comme des objets d’art. C’est par-là que je suis arrivée à la sculpture de la pierre. Il faut acquérir le bon geste et ne pas frapper comme un malade. Ce n’est pas un combat : c’est un dialogue avec la pierre. Quand on frappe, elle vous renvoie le choc. Il faut donc l’aborder avec beaucoup de calme, apprendre à la manipuler avec le tact qu’elle réclame »

  • Texte de présentation

    • - ???.
      Marianne est un graveur de tout premier plan, qui a choisi une voie originale et intéressante, puisque qu’elle passe avec aisance de la gravure pure à celle du métal qui se fait objet. Elle a donc présenté des boîtes, des tables et autres bibelots dont les surfaces sont enrichies de gravures toutes de rigueur et de pureté. C’est très beau.

      - F. Zonemberg, in La Nouvelle Gazette, 1989 ?  (avec une photo de l’artiste).
      Les artistes de chez nous
      Marianne Lemaire : de l’art à l’artisanat.
      Marianne Lemaire habite à Haine-Saint-Paul, une de ces grandes et vieilles maisons comme il en existe tant. Vue du dehors, elle ne laisse rien deviner, mais lorsqu’on y pénètre, tout à l’intérieur des hauts murs respire l’art, le goût des belles choses, du salon à la cuisine.
      Marianne Lemaire est une femme jeune au tempérament d’artiste dont les élans ont été freinés mais jamais arrêtés par les multiples contraintes de la vie quotidienne et familiale. Aujourd’hui, elle réalise des objets d’artisanat en cuivre gravé.
      Pas un métier.
      Une fois ses humanités terminées, M. Lemaire s’est engagée vers une carrière artistique. Après un an de préparation, elle entre à La Cambre en section gravure – illustration où elle est immédiatement enthousiasmée par les multiples possibilités qu’offre cette discipline. Mais contrairement à la décoration qu’elle avait d’abord envisagée (les cours de mathématiques l’ont écartée de cette voie), la gravure n’offre pas après 4 ans d’études un véritable métier.
      Malgré un goût certain pour la vie de bohème, peu après ses études, elle se marie et surgissent alors les problèmes de toute femme au foyer (avec un enfant) désireuse de « faire quelque chose » et confrontée sans cesse à des entretiens de maison, des repas à préparer, etc… Elle réussit cependant à maintenir un minimum d’activité, continue ses gravures et en 1975 elle réalise sa première exposition à Bruxelles. Des gravures papier exclusivement d’une finesse dure engendrée par le contraste noir et blanc dans lequel elle travaille.
      Les résultats de cette présentation publique se montrèrent très encourageants mais les déménagements successifs sur les traces de son mari professeur brisent l’élan ; caser une presse dans un petit appartement n’est pas toujours chose aisée. Ces changements divers de domicile l’amènent finalement à Haine-Saint-Paul.
      Le retour en province et un certain isolement lui sont cependant assez agréables : Marianne Lemaire se sent très peu d’attirance pour ce « milieu d’artistes intellectuels (…) et pourtant, avoue-t-elle, « on ne peut être vraiment bien compris que par des artistes, il y a chez eux un enthousiasme que l’on ne rencontre nulle part ailleurs ».
      (…) Chez elle, étaient exposées les plaques de ses gravures (…) Marianne Lemaire a eu envie de tirer parti (…) de ces plaques gravées.
      C’est ainsi qu’elle a d’abord réalisé des boîtes laquées noires avec couvercles en cuivre gravé, des pieds de lampes, des miroirs, des cache-pots …, pour arriver même à de la véritable sculpture (…). « A ce moment », confie-t-elle, « je me suis aperçue de mon goût pour la sculpture, de mon besoin des trois dimensions.
      Malgré la variété de ses réalisations, Marianne Lemaire est toujours restée fidèle à ses gravures et au cuivre. Elle connaît la technique, la matière et s’y sent à l’aise. (…).

      - Nadine Thiry–Lebrun, in La Meuse, 11/12/97.(Avec une photo de l’artiste).
      Chassez le naturel... Derrière la baie vitrée de son salon, Marianne Lemaire puise à souhait son inspiration. Elle envisage le bijou en tant que sculpture à part entière. «La .nature m’inspire mais je ne copie jamais quelque chose. Au gré de mes balades, je remarque parfois des choses qui me frappent. A/ors j’observe, je prends des photos quand je ne ramène pas branches, cailloux ou coquillages». Dans son atelier, les objets dérobés à la nature s’alignent, soigneusement rangés, propageant une énergie créatrice. «Ces objets vivent, vibrent auprès de moi. Puis j’ai une pulsion qui doit trouver une voie de sortie. Ce n’est que p/us tard que je m’aperçois que ça ressemble à des choses que j’ai vues. Je peux être frappée par /a puissance qui se dégage d’un tronc d’arbre, a/ors je tente de rendre ce mouvement dans mon bijou».
      Plumes et bateaux d’aviron finement ciselés dans le laiton se marient avec le bois ou la pierre, lorsqu’ils ne deviennent pas broches. Comme s’ils possédaient leur propre existence. Les bijoux affichent leur indépendance au Centre de l’Eau...

      - Barbara Witkowska, in Weekend Le Vif / L’Express, 06/03/98.
      La Sculpture façon bijou.
      (…) Marianne Lemaire en symbiose avec la nature.
      Originaire de Ghlin, Marianne Lemaire suit une formation à l’atelier de gravure à La Cambre, à Bruxelles. Fascinée par l’aspect des plaques gravées, elle les détourne de leur fonction et commence à fabriquer des objets, plutôt utilitaires. Lorsque sa nature, plutôt artiste qu’artisane, prend le dessus, Marianne s’intéresse au bijou. « Pour moi, les bijoux sont un moyen de décrocher l’art des murs et de le faire porter. Chaque bijou doit être une petite œuvre d’art dont le contenu ne se découvre pas toujours en un seul coup d’œil. Il faut s’y attarder, il entre alors en communication avec vous ». Ses matières de prédilection ? Le cuivre et le laiton. « J’aime le métal, il est à la fois anguleux et souple. Il peut avoir de belles courbes sans être jamais mou. Dans mon travail, le métal est mordu à l’acide, puis martelé. On obtient ainsi des matières intéressantes et l’objet continue à vivre autrement ». Amoureuse de la nature, Marianne Lemaire y puise ses sources d’inspiration. Puis le geste, guidé par des pulsions profondes, traduira l’indicible… Ainsi naîtront des boucles d’oreilles ou encore des broches, bijoux préférés de Marianne, car plus proches de la sculpture. Quand ses bijoux ne sont pas portés, ils regagnent leur support naturel (une pierre, un morceau d’écorce, un cercle en bois) et se confondent avec lui.

       

       

  • Informations complémentaires

    • La photo. de l'artiste utilisée est de JB Boels (avec son autorisation)

Acquisitions

Acquisitions :

La Cambre, Bruxelles.
​Ministère de la Culture Française.
Province du Hainaut.
​Collections privées (Belgique, France, Italie)