Biographie

Enfance à Liège.

Etudes.
Études à l'Académie royale des Beaux-Arts de Liège.
* Professeurs : Fernand Vetcour, Flory Roland, Christiane Willemsen, Bernard Desfrère.
** Prix : Médaille du gouvernement.

 

1966
Premières bandes dessinées.

1969
(29/03-16/04) Liège, Apiaw. Jeunes de Wallonie.
(24/10-06/11) Liège, Galerie de l'Étuve. Flausch Fernand. Bandes dessinées.
(  /  -  /  ) Anthisnes, Château. Expo. coll.

Décors T.V. pour la RTB, bandes dessinées.
Décors théâtre pour le Centre Dramatique de Liège.
Stage à la DAPFI.

Art public : Bruxelles, Ministère des Relations communautaires, fresque (1969), aujourd'hui à la Maison communale d’Amay.

1970
(  /  -  /  ) Liège, Les Chiroux. Œuvres locatives.
(  /  -  /  ) Liège, Académie des Beaux-Arts. Arts Jeunes.
(  /  -  /  ) Liège, Roture. Jeunes peintres liégeois.

Co-fondateur de Two-Design avec Paul Helleputte : création d'une collection de céramiques (diffusion belge : boutiques « B »; atelier: Moises); création de lampes, cintres, porte-manteaux, jeux avec P. Helleputte (1971)

1971
(oct.) Liège, 62 quai de Rome. Flausch Fernand, Denis Alain.
(  /  -  /  ) Seraing, Institut technique provincial.

1972
Application de graphismes pour « intissés » (FORM-FRANCE) ; création de céramiques avec la collaboration de Bernard Devaux (FORM-FRANCE) ; création de meubles de rangement en métal plié et embouti avec la collaboration de Bernard Devaux (FORM-FRANCE)

(25/02-01/03) Liège, Musée du Fer. Flausch Fernand.
(  /  -  /  ) Liège, Musée des Beaux-Arts.[Sans titre]
(  /  -  /  ) Liège, Société royale des Beaux-Arts. [Sans titre].[ou 1974, ou les deux]
(  /  -  /  ) Bruxelles, Théâtre national. La sérigraphie en Belgique.
(  /  -  /  ) Verviers, Galerie Primaver. Flausch Fernand.
(15/10-05/11) Esch-sur-Alzette / LU., Théâtre municipal. Trente-cinq peintres contemporains liégeois.

Art public : (  /  -  /  ) Nice / Saint-Paul. Projet de Land-Art, "Vésuve-Projet" avec Jean-Claude Fahri et Charles Vande Velde

1973
(11/03-23/04) Darmstadt / DE, Kunsthalle. Breschen zur Wirklichkeit – Belgische Kunst Heute.
(21/09-  /  ) Sao Paulo / BR. Biennale de Sao Paulo (12e)
(  /  -  /  ) Liège, Société royale des Beaux-Arts.
(  /  -  /  ) Nice / FR. Flausch Fernand, Fahri. Dessins.
(  /  -  /  ) Antibes / FR, Palais des Congrès: Exposition internationale de design et création pour l'habitat.

Art public : Fresque décorative pour l'hôpital de Spa ; Fresque décorative pour la B.B.L. de Bruxelles ; Stèle Napoléon III, projet avec Fahri, Nice / FR.

TITULAIRE DES COURS DE SÉRIGRAPHIE A l'ACADÉMIE DES BEAUX-ARTS DE LIÈGE.

1974
 (  /  -  /  ) Liège, Galerie Perspective 88. Flausch Fernand. New York et autre chose.
[ou 1975, A VERIFIER]
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Vega
1974-75. Art public : Participe, avec Raymond Art, à la réalisation de « Voyage légendaire » de Paul Delvaux au Casino de Chaudfontaine (aujourd’hui : Casino, Knokke).

1975
 (  /  -  /  ) Liège, Galerie Perspective 88. Flausch Fernand, New York et autre chose. [ou 1974, A VERIFIER]
(12/07-31/08) Aubel, Abbaye de Val Dieu. 35 artistes de la Province de Liège.

1976
(  /  -  /  ) Copenhague/DK,          . Art graphique en Belgique.
(  /  -  /  ) Cagnes-sur-mer / FR: Festival international de peinture.
(01/04-15/04) Liège, As Ouhès. Flausch Fernand. Paradis Perdus.
(13/03-11/04) Mons, Musée des Beaux-Arts. Ministère de la Culture Française, exposition itinérante. 12 ans de gravures, 1964-1975.
(13/05-13/06) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Œuvres d’art acquises par l’Etat 1973-1974-1975 (Communauté française).
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Présence.
(  /  -  /  ) Liège, Le Flore.
(07/12-28/12) Liège, Galerie Dernier / Show Room.

Générique du film de Christian Mesnil, « Des villes pour y vivre », Ministère de la Culture française.

Art public: Projet d'une sculpture monumentale pour le Musée en Plein Air du Sart Tilman, « La mort de la voiture »

1977
(  /  -  /  ) Liège, Maison de la Culture des Chiroux. Professeurs de l’Acasoir [Académie du soir]
(27/01-15/02) Liège, Roture / Galerie du Premier étage. Expositions de dessins.
(21/04-21/05) Köln, Belgisches Haus. Inmitten von Geraüschen [Entre deux bruits]
(16/07-28/08) Aubel, Abbaye du Val-Dieu. 25 artistes autour de Paul Delvaux.
(18/06-25/09) Seny. 40 sculptures en plein air, dans les jardins, sur les places communales.
(29/09-30/10) Liège, Musée de l'Art wallon. Quatriennale des jeunes artistes liégeois (1e).
(15/10-15/11) Site du Sart Tilman et Château de Colonster. Ouverture du Musée., Artistes d’aujourd’hui.

Art public : Fresque : The Great American Disaster, pour le décorateur Philippe Defalle, Liège ; Fresque, Cirque Divers, Liège.

1978
Grand Prix humanitaire de France : Gaston Bogaert, Fernand Flausch, André Slama et Dominique Uhoda ainsi que Jean Otten, animateur d'art.

(  /  -  /  ) Paris, Galerie L'Entrepôt.
(14/04-04/05) Verviers, Galerie Primaver. Flausch Fernand.
(08/09-02/10) Liège, Maison de la Culture des Chiroux. Art Rotary.
(nov.-déc.) Liège, 230 bld d'Avroy (Etablissements Dernier) /Jean Otten: "7 artistes liégeois".
(06/12-25/12) Liège, Galerie Valère Gustin. Flausch Fernand, Dessins-projets-sérigraphies.
Art public : Fresque pour le hall de l'hôpital du Petit Bourgogne

1979
(  /  -  /  ) Charleroi, Galerie du XXe siècle (avec Rudy Pijpers)
(23/06-19/08) Liège, Musée Saint-Georges: Matériaux insolites (Cacef, Inventaire permanent 2).
(14/11-08/12) Bruxelles, Théâtre national de Belgique. La ville vue par les artistes.
(17/11-16/12) Verviers, Musée des B.A. Reflets de la Peinture en Belgique 1950-1970.
(11/05-17/06) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Œuvres d’art acquises par l’Etat (Communauté française) en 1976, 1977, 1978.

1980
PRIX JEUNES TALENTS de la Province : Fernand Flausch et Michel Leonardi.

(23/04-10/05) Liège, Winterthur / bld Frère Orban. 10 artistes liégeois.
(08/05-20/05) Liège, Atelier de l’artiste. Flausch Fernand. De la lumière à la peinture.
(10/05-01/06) Flémalle, La Châtaigneraie Artistes liégeois de la Principauté.
(mai) Edition de « Fouron, 9 mars 1980 », porte-folio de 5 sérigraphies tirées à 100 exemplaires et signées Beunckens Frédéric, Flausch Fernand, Nyst Jacques Louis, Pypers Rudy, Rome Jo.
(21/05-29/06) Bruxelles, Galerie Delta : Sept jeunes artistes.
-in Catalogue L'Affiche en Wallonie à travers les collections du Musée de la Vie Wallonne, éd. du Ministère de la Communauté française.
* Rédigé par les étudiants du Séminaire d'Esthétique de l'Université de Liège sous la direction du professeur Philippe Minguet.
(27/09-02/11) Liège, Musée d'art moderne : Quelques artistes liégeois.
(24/11-30/11) Liège, Palais des Congrès : Festival du Futur.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Valère Gustin. [Sans titre]
(  /  -  /  ) Liège, Centre culturel d’Outremeuse. Art Rotary.
(03/12-31/12) Liège, Banque Nagelmackers. Couline Pierre, Dispa Laurent, Flausch Fernand et l’atelier de sérigraphie de l’Aca Soir, Guilmot Yvan.

Réalise l'affiche "Avril 80 - Liège à Paris", Centre de la Communauté française de Belgique à Paris (Millénaire de la Principauté).

Art public : (20/11) La Mort de l'Automobile, auMusée en Plein Air du Sart-Tilman à l'Université de Liège.

1981
Travaille sur un « Instaview de Computervision » chez Technisoft à Bruxelles.

(28/01-20/02) Woluwé-Saint-Pierre, Maison de la Culture. La ville, à dess(e)in. Inventaire permanent 4.
(  /  -  /  ) Liège, Photo Galerie Chris Renaud.
(19/09-17/10) Hasselt, Académie communale des Beaux-Arts. Ambachtelijke Kunst uit Luik.
(04/12-24/12) Louvain-la-Neuve, Musée. Intégration I.
Art public : Plafond décoratif de la galerie commerciale, Opéra, de Liège. Art public.

1982
(20/01-27/02) Londres / GB, Xavier Berg Gallery. Flausch Fernand.
(29/04-30/05) Quadriennale des jeunes artistes liégeois (02e)
(06/10-05/11) Bruxelles, American Library. A critic's choice (Jean Pigeon). L’Amérique vue par 25 artistes belges.
(16/06-31/10) Nuremberg / DE, Kunsthalle. Internationale Jugendtriennale der Zeichnung (Triennale internationale de dessin) (2e).
(11/06-15/08) Liège, Cabinet des Estampes. L'Estampe liégeoise d'aujourd'hui.
(sept.-oct.) Liège, Cabinet des estampes. Affiches et arts graphiques.

Art public : Conseils artistiques pour la rénovation du déambulatoire du Parc des Sept Heures à Spa (Architecte : Gaumiant, Melon et Bertaux) ; Projet de réaménagement, décoration et peinture pour le Casino de Spa (avec Ch. Vande Velde) ; Aubel / BE. Peinture murale dans le hall et le grand salon du Château de Gorez. Art public ; Décorations et peintures murales d'appartements privés à Liège et à Bruxelles.

1983
(19/05-30/05) Paris, Galerie Haut et Bas. Flausch Fernand.
 (mai-juin) Liège, Société générale de Banque. Dix artistes liégeois.
(juin) Bruxelles, Atomium. 25 ans de l’expo. 58.
(03/10-13/01/1984) Charleroi, 10 quai de Brabant. Aspects de l'art belge actuel.
(07/10-28/10) Liège, Galerie des Affaires culturelles de la Province (A l’extension, au 1 de la rue des Croisiers).  Le livre illustré en province de Liège.
(  /  -  /  )                                       ,                                    . Synergium Europe-Japon, Temple Stand Art : « Les origines du futur ».
(09/12-15/01/84) Affiches liégeoises contemporaines.
Art public : Projets d'aménagement de la Place Saint-Lambert pour « Le Commerce liégeois » (avec Charles Vande Velde) [cat. de la Galerie communale, nov. 1984)

1984
(12/04-16/04) Liège, Galerie Orphea. 36 artistes pour Amnesty.
(14/06-02/09) Un Musée, des chefs d'œuvre, Le Musée d'Art moderne de Liège, période 1950-1984.
(16/06-01/07) Flémalle, Centre Wallon d'Art Contemporain / La Châtaigneraie. Tendances et projets.
(16/09-12/10) Bruxelles, I.SE.L.P. Néon, Fluor et Cie.
(22/09-16/12) Bruxelles, Atelier 340. Surface Sculpturale / Sculpturaal Oppervlak
(08/11-29/11) Liège, Échevinat de l'instruction publique / Galerie La Communale. Aile « X » Style (avec Ch. Vande Velde)
(  /  -  /  ) Bruxelles,      .                  Exposition internationale Georges Orwell 1984.
(  /  -  /  ) Liège, Ancienne église Saint-André. Gravures, dernières acquisitions de la Communauté française, entre 1976 et 1982.

1985.
(08/11-28/11) Liège, Galerie La Communale. Sérigraphie. Atelier de sérigraphie de l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège.

Art public : Œuvres lumineuses, Banque de Chine, Hong Kong avec l’atelier d’architecture du Sart-Tilman : Claude Strebelle et Daniel Boden.

1986
(17/01/1986) Liège, Cirque Divers. "9 ans de bail: un anniversaire", fête anniversaire et présentation du livre: "Cirque Divers, Tome 1" édité par Lebeer Hossmann en janvier 1986 (17/01-10/02)
(  /  -  /  ) Liège, Galerie du Cirque Divers. Œuvres des artistes ayant contribué aux exemplaires de tête du livre du Cirque Divers.
(  /  -  /  ) Bruxelles, La Médiatine. Influence.
(03/10-24/10) Liège, Galerie du Cirque Divers. Flausch Fernand. Soudain...

1987
(25/09-28/09) Liège.                            . Journée Portes ouvertes Renault.

(  /  -  /  ) Liège, Galerie Valère Gustin.
(  /  -  /  ) Gand, Lineart

Réalise la sculpture devant récompenser les lauréats de l' « Oscar du sport » (les 20 meilleurs sportifs belges)

1988
(30/04-19/06) Mons, Musée des Beaux-Arts. Zapper.
(06/05-  /  ) 30 ans de B. D.
(14/05-05/06) Yvoz-Ramet, La Châtaigneraie (et La Phénixière) 22 graveurs de la Communauté française.
(27/05-29/05) Liège. Exposition chez les commerçants de la rue Saint-Remy.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie de la Caisse d’Epargne. Trésors cachés.
(  /  18/12) Liège, Musée d’art wallon. D’un livre l’autre.

Art public : Œuvre murale pour le métro - station Ribaucourt, Bruxelles. Le Feu de Néron ou L’incendie de Néron et les surhommes (direction Simonis) et La Bataille des Stylites : Coupole lumineuse au New Hôtel Siru à Bruxelles.

1989
- Catalogue des œuvres acquises par le Ministère de la Culture française 1979-1988.

(25/06-10/09) Liège, Exposition dans la ville : Fenêtres en vue et "Noise" au Musée.
(06/03-27/04) Toulouse / FR, Centre culturel de l'Aérospatiale. Flausch Fernand.
(01/08-31/08) Couleurs en Val Mosan.
(11/11-10/12) Flémalle, Cwac. Carte blanche à Jacques Parisse, 25 ans de critique d'Art.
(15/10-15/11) Gand, Open galerij Vooruit. Flausch Fernand, Plissart Marie-Françoise.

1990.
(08/02-25/02) Paris / FR, Beaunord. La vidéo casse le baroque
(26/05-25/11) Bornem, Park Foundation Helan-Arts. Monumental I, sculpture monumentale de la Communauté Française.

Art public : Fresque « Mur – Mur », Hall n° 5, Espace 27 septembre, service de la Culture, bld Léopold II, Communauté française.

1991
- n. c. Bonne humeur au barbecue des créateurs du pays de Liège. Article du Soir mis en ligne le 24.06.1991.

Brillante clôture, vendredi soir, de la saison du Club Rencontres dans le jardin de la maison de la Presse. Jean Mottard avait choisi d'inviter des créateurs. Une manière de rendre hommage à leur travail solitaire qui contribue - sans qu'ils le cherchent mais si précieusement - à forger Liège. L'hommage s'est abstenu de flonflons et de discours. Tant mieux ! De passage, impromptu, à ce barbecue le pianiste liégeois émigré au Québec, Christian Parent, qu'on reconnaît notamment à côté de Fernand Flausch, Léopold Plomteux, Antoinette Francotte, Jean Hick, Georges Collignon. Présents eux aussi : Grooteclaes, Antaki, Roger Faufra, Lizène... Photo Agence Houet.

(21/11-21/12) Liège, Bâtiment des Archives de l'État / Gare Jonfosse. Flausch Fernand. Hors série.

1992.
(02/04-12/04) Liège, CHU (Sart-Tilman) / La Grande Verrière. Flausch Fernand, Fourneau Daniel, Lappas Georges et Vandenberg Philippe.
(05/04-08/04) Bruxelles, L’Autre Musée. L’Art en Vin.
(10/07-25/07) Stavelot, Abbaye / Cave médiévale. Flausch Fernand
(05/09-06/09) Liège, Théâtre Le Moderne. Un monde au Moderne, 48 heures de mise en scène pour une ville imaginaire.
(23/10-22/11) Liège, Salle Saint-Georges. Royal Club Liégeois, cent ans !
(06/11-14/11) Liège, Parking Neujean. Il y a un indien sur le toit
(11/12-31/12) Hannut, Château Mottin. 4 artistes liégeois.

1993
(28/01-13/03) Bruxelles, L'Autre Musée. Flausch Fernand. J'ai capturé une soucoupe volante.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Eglise Sainte Catherine. 11 artistes, 11 lieux.
(  /  -  /  ) Liège, Emulation. Un état de la gravure contemporaine.

Art public : « Le cimetière des faunes », bassin du Marché aux poissons à Bruxelles avec Dominique Deleuze, dans le cadre des Lumières éphémères, manifestation organisée par l’asbl « Tension » ; Intervention lumineuse (néon et vitrail) sur la façade du cinéma Churchill, Liège.

(décembre) Liège, Bausol. Tamtaatac. Tapis d’artistes.

1994
(  /  -  /  ) Liège, Palais des Congrès. 23 artistes pour la fondation roi Baudouin.
(06/07-30/07) Liège, La Galerie (Dominique Nols-Uhoda ; rue St Denis): Art Contemporain.
(04/11-10/12) Liège, La Galerie. Flausch Fernand. Travaux récents.

1995
(mai-juin) Liège, M.A.M.A.C.Le Grand Jardinier du Paradoxe et du Mensonge universels. 18 ans de la galerie du Cirque Divers.
(15/06-31/07) Liège, Lisboa e Tejo e tudo (Taverne – Restaurant – Galerie, rue du Pont 43. 4000 Liège). Il est six heures ici… et midi à New-York.
(  /  -  /  ) Bruxelles,                                           . Eole ’95. Cerfs-volants d’artistes.

Art public : Fresques dans la galerie commerciale Belle-Île à Liège.

1996
(24/04-24/05) Liège, Centre culturel Les Chiroux. Élément Feu.
(27/11-31/1/97) Liège, Espace BBL 125 ans d'art liégeois - peinture, sculpture, gravure en province de Liège / 1870-1995.

Art public : Mobilier urbain pour la place Saint-Lambert à Liège.

1997
(  /  -  /  ) Fort Lauderdale / US, Galerie A Propos. Flausch Fernand.

(07/02-07/03) Liège, Centre d’art différencié. Sauvons le Créam !
(22/03-20/04) Liège, Galerie Lierhmann. Le musée imaginable. Choix de dessins par Jacques Parisse.
(01/08-31/08) Couleurs en Val Mosan.
(03/10-15/11) Liège, Générale de Banque. Talents d’hier et d’aujourd’hui.

1998
(28/05-28/06) Liège, Mamac. Flausch Fernand. Rétrospective.

Art public : Intervention lumineuse tunnel TEC, sortie Place Saint-Lambert à Liège.

1999
Art public : Pavillon du Tec, intervention artistique (extérieur), Place Léopold à Liège ; Projets d’abribus pour le TEC.

2000
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Lierhmann. Manières de sphères.

2001
(14/09-16/09) Palais provincial. Au fil de la beauté.

Art public : Illuminations Place Saint-Lambert à Liège (avec Daniel Boden).

2002
(  /  -  /  ) Liège, Galerie L’Ombra. Flausch Fernand.
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Lierhmann. L’Air.
(08/06-29/09) Amay, Parc et jardins du Château de Jehay : Eté sculpture 2000. Sculptures, Totems.

2003
(11/05-15/06) Liège, Place Saint Lambert : "Pipes".
(  /  ) Flémalle (Ivoz-Ramet), Centre wallon d’art contemporain. Convention internationale de la Science-fiction [à vérifier, pas repris dans la liste des expositions sur le site du centre]
* Exposition (20/08-14/09) sur le thème de la science-fiction. André Stas, Michel Kremer, Fernand Flausch et la Galerie d'Enfer.
(02/08-31/08) Engreux, Galerie de l'Auberge du vieil Engreux (Jacques Jaminon). Confluences 2003, Sculptures en nature.
Art public : Fresque lumineuse, Le Lounge Club du Belga Queen, Bruxelles et Gand.

2004
(15/05-31/07) Yvoz-Ramet, Centre wallon d’art contemporain. Flausch Fernand, Despeinsculum "Alex et Raymonde et autre chose…"

(  /  -  /  ) Liège, n°6 rue Pouplin. Quand les vaches regardent passer les trains.

2005
(15/07-15/08) Xhoris, Galerie 13. [Sans titre]
(16/09-  /  ) Xhoris, Galerie 13. Flausch Fernand.
(22/09-29/10) Liège, Galerie L’Ombra. Angeli Marc, Boulanger Michel, Flausch Fernand, Fourneau Daniel, Lizène Jacques, Petry Pierre.

2006
(25/06-30/07) Xhoris, Galerie 13. Exposition d'été.
(08/09-10/09) Une nuit pour la culture.
* art-liege.be s'est joint aux Ateliers d'art contemporain et à Une certaine Gaieté pour organiser le 8 septembre au manège de la Caserne Fonck  Une nuit pour la Culture.
(07/12-10/12) Woluwé-Saint-Lambert, G.P.O.A. Petits formats de fin d’année.
(  /  -14/01/07) Chênée, Galerie Doutreloux. [Sans titre].
(12/12-  /01/07) Liège, Galerie Nadja Vilenne. Un morcellement de cimaises, 1970, remake 2006/07 de Jacques Lizène pour ex-voto d'artistes, sur sculpture génétique d'un sapin croisé palmier, 1971-1984, remake 2006/07.

2007
(19/10-28/10) Soumagne, Centre culturel. Denis Alain, Flausch Fernand.

2008
(déc.) Liège, La Grand Poste. Etnik’Art.

2009
(03/04-03/05) Wégimont, Galerie de la Province. Sérigraphies-Multiples.

(11/09-11/10) Evelyne AXELL (1935 - 1972), Alain Denis, Fernand Flausch : Un aperçu du Pop Art en Wallonie.

2010
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Saint-Rémy. Flausch Fernand

(13/08-19/09) Liège, Galerie Liehrman. Fragile. Œuvres sous globe de 48 artistes.

2011
(26/11-31/12) Liège, Galerie Liehrmann. Miroir.

2013
Décès le 5 juillet.

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2015
(25/06-13/09) Liège, Musée Curtius. Wild Open Space.


2016.
Tapis noué main au Népal en hommage à l'artiste Fernand Flausch. Qualité 100 noeuds en laine de Nouvelle Zélande.

 

 

Liste d'oeuvres

Planche de bande dessinée
1967, Plus d'infos
Planche de bande dessinée
1968, Plus d'infos
Planche de bande dessinée. iiiihh feu rouge,
1968, Plus d'infos
Planche de bande dessinée (Vivement dimanche prochain) (80 x 105 cm)
1968, Plus d'infos
Ambulances (80 x 105 cm)
1969, Plus d'infos
Vénus
1969, Plus d'infos
Passage pour piétons
1969, Plus d'infos
Tous vers la lune (76 x 101 cm)
1969, Plus d'infos
Sein, ligne jaune
1971, Plus d'infos
Cendrier. Céramique
1971, Plus d'infos
Connection avec l'espace I (80 x 105 cm)
1972, Plus d'infos
Station orbitale (80 x 105 cm)
1972, Plus d'infos
Dirigeable et parachutes
1972, Plus d'infos
Tout dans la gouttière (105 x 80 cm)
1972, Plus d'infos
Structure architectonique dans l'univers (105 x 80 cm)
1972, Plus d'infos
Chemins trompeurs
1973, Plus d'infos
Chemins dans l'espace (100 x 68 cm)
1973, Plus d'infos
Sans titre (Empilement d'autos) (75 x 100 cm)
1973, Plus d'infos
Cube creux (65,5 x 103 cm)
1973, Plus d'infos
Sans titre, aquarelle
1973, Plus d'infos
Sans titre, encre et acrylique (75 x 100 cm)
1973, Plus d'infos
Cube creux (93 x 70 cm)
1974, Plus d'infos
NewYork végétal (73 x 55 cm)
1974, Plus d'infos
Composition, technique mixte (61 x 88 cm)
1974, Plus d'infos
New York II (97 x 160 cm)
1974, Plus d'infos
Plantation de légumes en projection (38,5 x 49,5 cm)
1975, Plus d'infos
New York City Végétal, panneau de 6 sérigraphies assemblées (146 x 168 cm)
1975, Plus d'infos
Paradis perdu (73 x 100 cm)
1976, Plus d'infos
Paradis perdu (70 x 106 cm)
1976, Plus d'infos
Sans titre (Avion sur la plage)
1976, Plus d'infos
Envahissement (80 x 105 cm)
1977, Plus d'infos
Entre deux bruits (130 x 160 cm)
1977, Plus d'infos
La mort de l'automobile, dessin (53 x 40 cm)
1977, Plus d'infos
Mach 4 (180 x 300 cm)
1977, Plus d'infos
Bruit de la ville (130 x 160 cm)
1977, Plus d'infos
Clac City I
1977, Plus d'infos
Entre deux bruits
1977, Plus d'infos
Entre deux bruits (130 x 160 cm)
1977, Plus d'infos
The Car
11/11/1978, Plus d'infos
3 heures de musiques multiples, affiche
1978, Plus d'infos
6 heures de musiques multiples, affiche
1978, Plus d'infos
Néon
Avril 80 - Liège à Paris (73 x 58 x 37,5 cm)
1980, Plus d'infos
Néon
Comète à travers la fenêtre, acrylique, plexi, néon
1980, Plus d'infos
Néon
Comète
1980, Plus d'infos
Hommage à Magritte
1980, Plus d'infos
Dérapage (205 x 150 cm)
1980, Plus d'infos
L'automobile sacramentielle (56 x 79 cm)
1980, Plus d'infos
Musique notée sur palette et tube de couleurs (119 x 148 cm)
1981, Plus d'infos
Aile (73 x 110 cm)
1982, Plus d'infos
Néon
Lumen-city II (82 x 100 cm)
1982, Plus d'infos
Néon
Grand X, plexiglas, aluminium et néon (75 x 250 cm)
1983, Plus d'infos
Colonne et oiseau
1983, Plus d'infos
Aile X Style V (200 x 400 cm)
1984, Plus d'infos
Aile X Style
1984, Plus d'infos
Fragment III (83 x 105 cm)
1984, Plus d'infos
6 cercles bleus
1986, Plus d'infos
Il vit éclater le ciel !!!, pastel, encre et marqueurs sur papier
1986, Plus d'infos
Soudain l'espace remua
1986, Plus d'infos
Néon
Sculpture lumineuse, plexiglas
1987, Plus d'infos
Le pont des folies
12/07/1989, Plus d'infos
Saison 1989-90 des Ateliers créatifs de la ville, affiche
1989, Plus d'infos
Cahier de notes
1992, Plus d'infos
Attaque surprise. Conception assistée par ordinateur (impression numérique)
1996, Plus d'infos
Automobile. Conception assistée par ordinateur (impression numérique)
1996, Plus d'infos
Automobile. Conception assistée par ordinateur (impression numérique)
1996, Plus d'infos
J'ai capturé une soucoupe volante. Conception assistée par ordinateur (impression numérique)
1996, Plus d'infos
Les dinosaures vont bientôt revenir. Conception assistée par ordinateur (Impression numérique)
1996, Plus d'infos
Waw. Je sens que je vais devenir virtuellement folle. Conception assistée par ordinateur (Impression numérique)
1996, Plus d'infos
Attaque, conception assistée par ordinateur sur papier
1996, Plus d'infos
Dimanche ! le retour. Tirage numérique (20 x 30 cm)
1996, Plus d'infos
Le lion ne sera pas masqué ce soir
10/1999, Plus d'infos
Alex et Raymond sauvés par Mandrake (50 x 65 x 5 cm)
2003, Plus d'infos
Atome Kid, acrylique, vynil (120 x 120 x 6 cm)
2003, Plus d'infos
Elle est bleue de Flash (95 x 200 cm)
2003, Plus d'infos
La fin du film (20 x 30 cm)
2003, Plus d'infos
Le début du film (20 x 30 cm)
2003, Plus d'infos
Alex et Raymonde (90 x 140 cm)
2003, Plus d'infos
Sans titre (1) (21 x 29,7 cm)
2003, Plus d'infos
Sans titre (2) (31 x 20 cm)
2003, Plus d'infos
Le bouglion (120 x 120 cm)
2003, Plus d'infos
Les aventures du fils de Dumbo (19 x 29,7 cm)
2003, Plus d'infos
A taabl... (98 x 140 x 4 cm)
2003, Plus d'infos
Cube avec objets
2004, Plus d'infos
Ça fait peur aux oiseaux
2004, Plus d'infos
On ne tire pas sur le pianiste
2004, Plus d'infos
Tam tam tom tom (155 x 205 cm)
2004, Plus d'infos
Le lion
2005, Plus d'infos
Sans titre (lignes courbes)
2005, Plus d'infos
Sans titre (carrés)
2005, Plus d'infos
La chose
2006, Plus d'infos
J'ai la télé
2006, Plus d'infos
Autos et Cow Boys
2007, Plus d'infos
Mandrake (120 x 120 cm)
2008, Plus d'infos
L'arbre volant
2009, Plus d'infos
Mandrake (105 x 290 cm)
2009, Plus d'infos
Affiche pour le colloque Valeur et Variation
2010, Plus d'infos
Globe Indien - Cow boy
2010, Plus d'infos
La lune est habitée, acrylique, inox (126 x 126 cm)
2010, Plus d'infos
Sans titre (couple)
2010, Plus d'infos
La vache qui rit
2010, Plus d'infos
Sans titre (Eclair)
2011, Plus d'infos
Quelles drôles d'histoire (208 x 186 cm)
2012, Plus d'infos
Sans titre (Soucoupe volante)
2012, Plus d'infos
T'es qui toi
2012, Plus d'infos
Tu crois qu'on nous regarde
2012, Plus d'infos
A-Men chargez
2013, Plus d'infos
Attaque cubes
2013, Plus d'infos

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de l'artiste, Interviews

    •  

      1975.

      - Lettre à Marc Renwart, 21/03/1975.

      Salut Marc,
      D'une lettre que l'on vous envoie un sujet de réflexion peut surgir.
      Si l'image a un but…
      un espace et rien "dedans"

      Un paysage désert, une route vers l'horizon.
      L'espace commence et finit là où la route commence et finit.
      Dans l'espace au-dessus du paysage flotte et glisse l'objet de l'obsession consommatrice de besoins matériels.
      L'unité-cube ; l'étalage pratique du système économique et technologique et autres choses en l’unité.
      Si l’image est un but, …
      un espace encombré d'une « ironie »"
      La vraie dimension n'est pas celle que l'on voit…
      …Comme le goût qui sent bon, ce n'est pas la terre qui pleure, c'est le ciel… Entrer par une porte ouverte qui ne se ferme pas de suite c'est bien-pour peu que l'on se porte responsable de sa curiosité… (le sens des choses qui nous échappe)
      La vraie dimension est peut-être cela.
      Si l'image est un produit, …
      Photo : coin d'espace avec :
      coin de porte, veston pendu à la poignée de la porte (assez bas), pick-up avec 33 tours, petite lumière éclairant très fort le coin, cheminée (morceaux), à droite : flou (comme une photo surexposée).

      L'empire State Building me fascine, il n'est plus un mythe, il sera peut-être un monument.
      • • •

      Déclaration de Nutopia :
      Nous annonçons la naissance d'un pays conceptuel, Nutopia. Le voyage des citoyens pour le pays peut être obtenu par simple déclaration de votre appartenance à Nutopia. Nutopia n'a pas de terre, pas de frontière, pas de passeport, seulement des gens.
      Nutopia n'a, d'autres lois que les cosmiques.
      Tout citoyen de Nutopia est ambassadeur du pays.
      En tant qu’ambassadeur de Nutopia, nous demandons l’immunité diplomatique et la reconnaissance par les Nations Unies de notre pays et de son peuple.
      Yoko Ono Lennon & John Ono Lennon.
      Une rue Blanche - ambassade de Nutopia,
      New York, N.Y. 10013 -10Avril 1973.
      Flausch

      Fernand Flausch, 27 rue Forgeur 400 Liège (041 / 23.57.76)
      Pssst : aimais bien ta lettre.

      1977.

      - Texte de Flausch Fernand au catalogue 25 artistes autour de Paul Delvaux, Abbaye du Val-Dieu. Aubel (16/07-28/08).

      L'image et la lecture de celle-ci selon une règle intrinsèque, concept logique unique dans un esprit ludique, le jeu consiste à créer un alphabet siméologique ou chaque signe pris à part « forme » une lettre, un mot, une action....
      Chaque signe a un sens, une signification ...
      Plusieurs signes composés forment une « phrase », un sens a une interprétation.
      Ses signes sont les composants du jeu, ils entrent en relation avec le symbole, et la règle détermine le sens de la lecture et la signification de l'image finale ...
      La lecture du sens de l'image ainsi présentée contient deux réalités ; celle qui fait partie du monde et celle qui fait partie du langage picturale de celui qui compose l'image.

       

      1979.

      … L’automobile, le béton, la ville, la publicité, la technologie semblent être une source d’inspiration inépuisable tant ces éléments nous touchent car nous les côtoyons chaque jour. Traduite sous l’aspect de la « Bande dessinée », la vision est ainsi exacerbée par un langage simple et direct.

       

      1980. (janvier)

      Texte d'introduction à la théorie « de la lumière à la peinture » et son application.
      1. De la peinture à la représentation picturale
      Dès l'instant où l'on considère la peinture en tant que représentation picturale, la recherche du peintre se concentre sur la couleur, la forme et la lumière (ceci dans le concept classique du peintre et de la peinture)
      2. De la lumière à la peinture
      Le point de départ de la théorie ici est à l'inverse de la considération précédente soit mettre la lumière au service de la peinture dans sa représentation picturale sous toutes ses formes

       

      - Fernand Flausch : « Le Pop Art, beaucoup d'idées, de couleurs, et de joie ». Entretien réalisé par Justine Mathonet, collaboratrice scientifique de Centre wallon d’art contemporain - La Châtaigneraie. Feuillet-invitation de l’exposition Evelyne Axell, Alain Denis, Fernand Flausch. Un aperçu du Pop Art en Wallonie (12/09-11/10/2009).

      - Quand avez-vous découvert le Pop Art ? Par quels biais ou par l’intermédiaire de quels artistes ?
      - Fernand Flausch : A l'époque, il n'y avait que très peu de magazines dans lesquels on pouvait trouver des informations sur les nouvelles tendances artistiques. Il fallait découvrir les nouvelles choses par soi-même ou bien par le biais de rencontres. C’est notamment à cette époque que j'ai rencontré Jacques Charlier. C’est lui qui, un jour, m'a dit « Fernand, arrête de faire des trucs académiques ! », et il m'a parlé du Pop.
      Ça me plaisait bien. C’était aussi l'époque de la musique pop, les Beatles... J'étais en plein dedans, je jouais de la guitare à fond la caisse... C'était l'époque du psychédélique, du « peace and love » et compagnie. Je ne suis plus tout jeune, je suis passé par là l Et donc c'est comme ça qu'on découvre un peu Andy Warhol, le Velvet Underground et toute cette époque-là. Nous sommes bientôt en 68. A l'époque j’aimais déjà beaucoup la BD et je me suis aperçu que Warhol avait essayé d'en faire avant de s'apercevoir que Lichtenstein en faisait déjà. Il a donc changé son fusil d'épaule et il est parti vers autre chose. C’est donc comme ça que j'ai découvert le Pop Art. Ainsi que tout ce qui tournait autour Rauschenberg, Stella...
      Ça m’a tout de suite beaucoup amusé parce que c'était plein de couleurs, c'était des trucs dessinés, ce n’était pas très profond comme thématique, quoiqu'à cette époque-là j'étais déjà fort écolo. Je dessinais des ambulances qui criaient bien fort dans les rues et dans les villes... pour finir 20 ans plus tard par mettre une bagnole dans un cube de béton ! Le Pop Art que j’ai découvert à cette période-là, et dont je me suis inspiré, n'était pas vraiment celui d'Evelyne Axell, qui est très proche, je trouve, de Martial Raysse et d'une époque qui est beaucoup plus ancienne. Je ne me targuais pas d'être un Pop artiste mais plutôt un artiste influencé par le Pop, par sa couleur, par la dynamique, par la composition...
      Mais j'ai aussi d'autres influences qui me permettent de faire ce que je fais. Je mémorise toutes ces références mais je ne les imite pas forcément. Ça m'a donné beaucoup d'idées, beaucoup de libertés, de joies, de couleurs. Je me suis très bien amusé avec ça et je m'amuse toujours d'ailleurs.
      Cette période de découvertes, je ne l'ai pas seulement vécue à Liège. Je suis allé pendant des années dans le Sud de la France, j’ai côtoyé l’Ecole de Nice, Armand, César, les Nouveaux Réalistes. J'ai appris plus là-bas qu’aux Beaux-Arts. Quand j'étais dans le Sud, Saint-Paul, Nice et compagnie, je découvrais beaucoup mais je manquais encore un peu de maturité. Ensuite, quand je suis rentré à Liège, j'ai pu communiquer avec d'autres artistes au niveau de ces découvertes. Je connaissais déjà Alain Denis avant de partir, nous aimions déjà beaucoup le Pop. On peut dire en tout cas que le Pop a changé ma vie, a formé une partie de ma vie. Même si actuellement d'autres choses m'intéressent aussi, comme l'art d'Erro ou de Murakami. Ce sont de formidables travailleurs, c'est incroyable.

      - De quelle manière avez-vous intégré cette esthétique Pop dans vos propres œuvres ? Parle biais de que/s sujets notamment ?
      - Fernand Flausch : Au départ, c'est évidemment une démarche très personnelle qui est influencée par une forme de BD qui était plus bande dessinée que peinture parce qu'elle était plus faite sur papier que sur toile. Vu le coût de l'opération, c'est seulement après que j'ai développé les sujets sur toile. Dès le départ, je traitais des villes, des personnages, des situations, mêmes spatiales, des voitures... Ces sujets me parlent toujours aujourd’hui. Je reviens souvent avec la ville et avec l'espace, les figures féminines dans certaines situations, de l'humour bien entendu, de la nudité et même un peu de poésie...

      - Aujourd'hui, vous continuez toujours à vous inspirer de cette esthétique Pop. En quoi a-t-elle évolué depuis vos débuts ?
      Fernand Flausch : Les techniques changent. J'en découvre de nouvelles et je me laisse aller... Par exemple, j’utilise le graphe depuis des années et je l'utilise encore sur ma peinture actuellement. J'aime les nouvelles techniques car ça me permet d'être en contact avec plus de jeunes que de vieux ! Aujourd'hui, je me laisse plus aller dans tous les sens qu'auparavant. Je réalise les compositions comme elles me viennent. Avant il avait peut-être plus de recherche dans les sujets traités.
      Ainsi, par le passé, je plaçais plutôt mes idées contestataires dans mes œuvres plastiques, alors qu'aujourd'hui, je travaille plutôt sur des voies multiples. Mon métier de designer urbain me permet de prendre position concrètement alors que dans mes toiles je rêve, je ne m'impose plus nécessairement de contraintes. Je suis moins agressif aujourd’hui. Je ne saurais plus, comme certains artistes actuels, me lancer dans des aventures de création qui, parfois, marchent, mais qui souvent échouent. J’ai beaucoup travaillé avec des institutions, comme par exemple la Communauté française, j'en suis fort content. Mais je trouve que souvent ça prend beaucoup trop de temps. Ça ne paye pas par rapport à l’effort fourni. Je ne saurais plus m'agiter comme, par exemple, Alain De Clerck qui a un tonus d'enfer pour réaliser ce genre de choses. Je n'ai plus ce tonus et je préfère réserver cette énergie pour le plaisir. Mais j’ai tout de même encore quelques projets urbains. Ce sont des choses qui se font en parallèle. Et puis, bien souvent, on ne peut pas réaliser ces projets seuls il faut une équipe avec soi.

       

       

       

  • Texte de présentation

    • - Jacques Parisse in "Actuel XX", Liège, éd. Pierre Mardaga, 08/12/1975, p. 154.

      * Ce n’est pas notre terre qui retient maintenant l’art de Fernand Flausch, mais le monde intersidéral.
      En dix ans, de la terre au ciel, de la ville dont il a peint l’encombrement et la pollution à l’Espace dont il rêva, pareil à Jules Verne qui nourrit son enfance, Fernand Flausch a suivi dans son art une ligne continue, logique. Ce n’est pas sa faute si ce qui n’était que « délire » a été rendu réel par la science de l’homme. L’artiste comme le savant – le premier par l’imagination qui prévoit, le second pas sa science qui recule les limites du possible – en arrivent maintenant à douter de la science et de ses progrès qui, tout à la fois, plaident pour le génie de l’homme et risquent de faire son ultime malheur.
      Fernand Flausch a peint la ville-béton, la cité-dortoir, les campagnes grignotées ; pour en accentuer le drame il leur a donné les couleurs vives de l’arbre dans le soleil, du bleu profond de la mer, du jaune qui fait du blé une nappe d’or. Le sourire qu’il plaquait sur le drame était doux-amer, vaguement désespéré.
      Désertons cette terre, élevons-nous, rebâtissons là un monde neuf, meilleur, conçu pour le bonheur !
      L’homme a donc conquis l’espace : sa science avait raison. Flausch, lui aussi, est arrivé sur la lune, il y a construit des routes spatiales, des formes géométriques simples qui sont les maisons du futur. Que faire de cet espace sinon l’habiter ? Et peut-être, craint Flausch, l’encombrer lui aussi !
      Chez l’artiste, le point de départ est une composition graphique. Puis l’inspiration alimente la réalisation. Flausch peint dans ce goût de l’ailleurs, dans cette soif d’absolu et dans ce mal de vivre, il y du romantisme fait d’espoir, d’enthousiasme, de lucidité aussi.

       

      1980.

      - "Artistes liégeois d'aujourd'hui" édité par IBM en tant que sa contribution à la commémoration du Millénaire de la Principauté de Liège. 
      * Textes d'introduction de Jacques Parisse, de Manette Repriels
      ​* 14 artistes ; 2 ill. coul. par artiste: Yves Bage (J. Parisse), Dario Caterina (J. Parisse), Jacques Charlier (J. Charlier), Jean-Claude Dingelstadt (J. Parisse), Fernand Flausch (J. Parisse), Serge Gangolf (J. Parisse), Roger La Croix (M. Renwart), Michel Moffarts (Jean-Renaud Seba), Jacques-Louis Nyst (J. Meuris), Rudy Pijpers (J. Parisse), Jean-Pierre Ransonnet (André Stas), Jo Rome (J. Parisse), Denyse Willem (J. Parisse), Léon Wuidar (L. Wuidar)
      - Jacques Parisse.  Notice sur Fernand Flausch.
      « J’entrevois mille possibilités d'expression. En redécouvrant une nouvelle technique, je devrais arriver à une nouvelle formulation ». Ce propos final a un long entretien avec Fernand Flausch dans son vaste atelier-galerie peut en fait servir d’introduction à 1'œuvre de cet artiste « en travail » depuis dix ans. Toujours pousse vers de nouveaux rivages, il maintient le cap vers l'inconnu. Aujourd'hui comme hier, quand il se lançait l'assaut de l'espace, quand écœuré du bruit de la vile il faisait, là-haut, retraite dans le silence, il est conscient qu'il est encore en « état de passage » et qu'avec de nouveaux moyens il dira plus encore. Flausch n'a pas l'outrecuidance de reprendre a son propos les mots de Picasso : « Je ne cherche pas, je trouve ». Mais s'il ne trouve pas toujours ni tout de suite, assurément i1 cherche.
      A ses débuts, il emprunta aux pop artistes une manière directe, mettant en page sobrement le parcours du dessin résumant simplement l'image, les couleurs pures en aplats étant celles de la rue assaillie par la publicité. Pendant cette période, qu'il appelle son « constat de jeunesse », Flausch partit en croisade contre la ville, ses bruits et ses fureurs, ses bétons, ses signaux, ses rues encombrées.
      Fuir la ville, se donner la nostalgie des paradis perdus… Pourquoi pas de grandes « affiches » avec ciel bleu permanent, mer sans mazout et palmiers plus beaux que nature ? Flausch rêva le Pacifique comme il avait rêvé New York. Avant de s'envoler dans l'espace, le jeune peintre se fit tout un cinéma !
       Dans le ciel, il crut trouver la paix et le silence mais vite a se mit à meubler le vide a y installer des villes aériennes, des modules habites, des aéronautes, des cubes dont on ne sait pas s'ils sont nuages ou pierres. L'avion déchirait le silence, la voiture s'envolait auréolée parfois d'un trait lumineux. « Le ciel est un lac d'écume » : Flausch rendit « Hommage à Magritte » et « Hommage à Scutenaire ». Sous l'égide de John Cage, l'ombre portée du bras de Marcel Duchamp indique, sur une curieuse partition dont les notes sont des autos, la 127e voiture de Francis Picabia. Ces hommages sont des signes…
      Fernand Flausch n'a pas inventé l'utilisation plastique du tube néon. Des 1962, Martial Raysse en fit un usage abondant, et Bruce Nauman qui aurait pu signer « Peinture fraiche », et Flewin [sic ; pour Flavin je suppose] qui se sert la fois comme ligne et comme élément coloré. Ce tube qui plié, coude. Peut devenir écriture et qui contient la couleur, Flausch l’a utilisé : du tube néon sortait la peinture en lumière colorée. Il aurait pu en rester là et exploiter l'ambiguïté du tube (couleur, dessin) et du texte détournant le medium publicitaire – lié à ses recherches antérieurs – à des fins plus purement plastiques. Mais ce n’était là qu’une fin théorique, un essai de dessin avec un trait lumineux.
      En mai 1980, dans ses ateliers, Fernand Flausch - né en 1948 et qui fit son exposition personnelle a organisé pour ses amis et peut-être surtout pour lui-même une exposition limitée d'œuvres. Il importe parfois, avant un nouveau départ de mesurer le chemin parcouru.
      Dans la conception traditionnelle de la représentation picturale, l’artiste plasticien concentre sa recherche sur la forme, la couleur, la lumière. Il veut piéger la lumière qu'elle soit d’essence physique ou mystique, il veut la retenir soit pour elle-même, soit comme élément de « mise en valeur » du sujet.
      Fernand Flausch, dans sa nouvelle recherche, ne sera plus celui qui peint la lumière en la représentant mais celui qui peindra avec la lumière : « mettre la lumière au service de la peinture dans sa représentation picturale sous toutes ses formes ». A recherches nouvelles, matériaux nouveaux : la foreuse, la ponceuse, le jet de sable, le néon cache comme source lumineuse d'animation picturale remplacent la brosse, l'aérographe et le plexi a pris le pas sur la toile tendue.
      Regardons une œuvre de la série toute récente « Lumière-plexi ». La partie supérieure est rayée par de larges traits de couleurs. Les horizontales sont liées par trois bandes verticales : un rideau à l’italienne relevé sur une surface rectangulaire qui est, sans doute possible, une fenêtre. A gauche, un simple rideau légèrement serre dans sa partie inférieure. Par cette fenêtre (au plus haut étage d'un building ?), je regarde la nuit et le plumet poudreux de la comète blanche qui en accentue la noirceur et la profondeur, facteur de mouvement. Sur la terre, au loin, très bas par rapport au point de vue, une infinité de points lumineux blancs, jaunes, indices fugaces et fragiles d’une vie terrestre agitée mais d'ici silencieuse. Ries simple comme sujet. Aussi dépouillé, aussi élémentaire que les visions rêvées avec palmiers, mer bleue et plage dorée du temps des paradis perdus, réapparait d'ailleurs sur d’autres « Lumière-plexi ». Du haut de la fenêtre, présent mais invisible, caché par la gorge où est accroché le rideau, un tube néon laisse tomber sa lumière blanche. Le tableau est constitué de la superposition d’un fond peint, de panneaux en plexi colorés sur leurs tranches - l'un en jaune, l’autre en orange…- enfin d'un plexi protecteur. La lumière blanche qui glisse sur le matériau lisse, qui se colore sur ses franges, qui s’intensifie ou se « dégrade », qui s'égratigne sur les matités du ponçage, sur les petits cratères des forages inscrit par superposition – un peu à la manière d'une quadrichromie ou de la sérigraphie -le paysage nocturne que les persiennes relevées invitaient à découvrir. Du sombre de la nuit à la comète, de l'espace sidéral à l’espace terrestre, avec l'aisance que donne une technique dominée, récupérant à des fins plastiques un procédé publicitaire qui outrage si souvent le paysage – et que des œuvres plus œuvres plus anciennes contestèrent - Fernand Flausch a bien servi, avec des moyens nouveaux, une peinture nouvelle.
      Il importe néanmoins, pour le regardeur soucieux dans un premier de technique de la dépasser pour se laisser prendre – espace, lumière, temps, ciel et terre confondus - par un « tableau » propice à la rêverie et à cette paix nocturne à laquelle Baudelaire recueilli, apaisé, sur les balcons du ciel, conviait sa Douleur.

      - (automne) Philippe Minguet publie "Art à Liège en 1980" (in Le Bulletin d'informations d'IBM n°96, Bruxelles, automne 1980, p.22-31 où il commente l'œuvre de 7 artistes: Léon Wuidar, Jacques-Louis Nyst, Michel Moffarts, Jacques Lizène, Fernand Flausch, Michel Boulanger, Jacques Charlier).
      Fernand Flausch.
      Il est dix heures du soir (GMT + 2), 20h.48 en temps solaire. Je me promène à la campagne. Dans le ciel limpide de juin qui commence à devenir sombre, une comète à longue queue fonce vers la terre : c'est un jet
      Nos paysages se sont mis à ressembler à des Flausch. On peut voir des Flausch magnifiques, la nuit, du 50ème étage de l'Americana, à Manhattan ou, avec le Club, sur une plage du Pacifique, de préférence allongé sur le sable. La thématique de cet illustrateur est simple, obsédante. Un Panofsky de l'avenir n'aura nulle peine à l'interpréter au niveau iconologique, celui d'où se dégagent les grandes valeurs symboliques de toute une époque. Révélé par une exposition personnelle au Musée, du Fer en 1972, salué à ce moment par un écrivain considérable, Fernand Flausch s'est très vite fait des amateurs parmi les gens de goût qui fréquentent les bons et chers restaurants liégeois. Son répertoire, puis que sa manière, a d'abord fait penser à Folon, à un Folon plus criard et moins parodique de lui-même. Sur cette première phase du trajet flauschien, le mieux est de citer André Blavier : « Flausch malaxe un univers, réduit aux garages et aux voitures entre les barreaux d'une structure implacable, comme un atome de Bohr qui serait un brin de guingois. Il établit la relativité du génie technocratique de l'homme, en dessinant ses cosmonautes, interloqués et dédaigneux devant le primitivisme de nos derniers produits du salon automobile »
      La mort de l'automobile aurait pu être le chef- d'œuvre de cette période. On avait demandé à Flausch quelque chose pour le Musée du Sart Tilman, « Centre d'animation et d'intégration des arts plastiques de la communauté française de Belgique ». L'avant- projet, quasi génial, était, parait-il, irréalisable. Au bout d'une route désaffectée à la suite des transformations du campus liégeois, Flausch avait imaginé de dresser un cube de béton goudronné dans lequel aurait pris, en quelque sorte, une grosse voiture américaine des années 50 dont les feux auraient brillé pour j'éternité. Les ingénieurs ne pouvant garantir à la carrosserie qu'une longévité de cinq ans, Flausch, après diverses péripéties, s'est résolu à faire comme Michel-Ange. Il va se rendre à Carrare et le tout sera sculpté d'un bloc dans un marbre blanc avant de reprendre le chemin de Liège avec des routiers sympas.
      Depuis tant d'années qu'il s'acharne à tuer l'auto, Flausch a moins fait pour le désengorgement de la ville qu'un échevin des beaux-arts, mais cette imagerie haute en couleur ne déplaît pas. J'avais moins aimé As Ouhès, l'accrochage sur les îles lointaines, sorte de pause après les turbulences du démarrage. Aujourd'hui, l'artiste a retrouvé un beau rythme de croisière. Il réfléchit beaucoup à ce qu'il fait, déteste les bavures, (c'est un designer), expérimente de nouvelles techniques Il n'a pas inventé la peinture au néon, mais la haute tension aura au moins donné la trop belle affiche, pour Liège à Paris (en face de Beaubourg, avril 1980).
      Depuis quelques mois, Flausch a trouvé une mine d'or. En règle générale, il n'aime pas tellement les effets de matière. La trace du pinceau, ce n'est pas son affaire. Ses images sont bien léchées. Mais la technique n'a pas de secret pour lui. Récemment, donc, il s'est mis à travailler le plexi. Sur des transparents superposés, il grave le dessin. Le plexi est coloré uniquement sur la tranche. Une source lumineuse est dissimulée. Par un effet d'optique qu'il m'a expliqué, mais que je ne comprends pas très bien, toutes les incisions semblent avoir la couleur du bord.
      Faire de la peinture avec de la lumière, ce n'est pas nouveau. Au moyen âge, les verriers ont fait quelquefois du bon travail avec le symbole divin. Mais la lumière électrique n'a pas encore été exploitée à fond. Sur le plan iconique, Flausch est aujourd'hui très prudent Il montre Liège du seul point de vue sans doute où elle soit encore esthétiquement parfaite, quand on descend de Loncin par l'autoroute, le soir. Après nous avoir fait entendre les Beatles, parfois Ennio Moricone, Flausch fait aujourd'hui du Keith Jarret ; bientôt ce sera du John Cage.

       

      - Jacques Parisse. L’atelier de Fernand Flausch. 1966 – 1996 : 30 années de création plastique tous azimuts in La Meuse, 20/09/1996.

      Dans une rue étroite du quartier Jonfosse, une grande et lourde porte cochère, une cour, des escaliers raides un peu sinistres, puis, la porte franchie, le domaine du blanc, de la lumière, de la modernité. Un grand salon - salle à manger - verrière avec vue sur des jardins escarpés, tous les objets d'un confort chaleureux qui privilégie le contemporain, la vie des images et de la musique. Aux murs ou dans l’espace, des œuvres qui jalonnent la déjà longue carrière du maître des lieux. Ce sont les Flausch de Flausch. L’art fait corps avec la vie, car, ici, on est artistes.
      Pas un atelier : des ateliers pour un artiste multiple qui a remplacé l`artisan qui, ici, jadis travaillait. Fernand Flausch a fait sien l'adage « Un beau désordre est l’effet de l'art ». Pour le non-initié à l’art de Fernand Flausch pour qui comptent tous ses objets accumulés, cela tient de la caverne d’Ali Baba ou des Pèlerins d’Emmaüs ! Mais à parcourir ces ateliers, on constate vite que cette apparente désorganisation est pensée, fonctionnelle : l'atelier création / bureau est l`immense lieu de « réalisation », autrement dit, la « salle d’attente » jouxte le « bloc opératoire ».
      Ici, il y a tout. On n'ose penser à ce que serait un déménagement - évidemment exclus - ou le détestable travail fouineur d'un huissier de justice qui devrait faire un recensement ! Des toiles ouvertes ou roulées, des papiers, des plexis, des bouteilles à usage externe ou interne, des foreuses, des ponceuses, des rouleaux, des pinceaux, un fauteuil de plateau de cinéma, un autre de bureau ou de coiffeur, des néons, des vieux 45-tours... Dans ce capharnaüm inspirant, il y a tout Flausch, artiste polyvalent qui explore toux les sentiers de la création plastique : bédéiste (bien avant que la bande dessinée ne soit « l'art du siècle », disent certains, designer (quand on parlait encore de « création industrielle »), peintre-poète-spationnaute quand les artistes de sa génération restaient terre-à-terre, rêve urbaniste, agent fantaisiste de prévention routière, nostalgique des fifties et des sixties, des juke-boxes, des « belles américaines », ces voitures de tôle surchromées que Flausch collectionne en modèles réduits d’époque, sculpteur du plexiglas dans lequel il piège et égratigne la Lumière - son beau et permanent souci -, décorateur à ses heures, créateur des futurs réverbères de la place Saint-Lambert... « Naturellement›› peintre, dessinateur, sérigraphe, vidéaste, collagiste, muraliste...
      Tant de talents ne feraient-ils pas un peu désordre? Le surdoué des techniques ne ferait-il pas de l’ombre à l’œuvre si - apparemment - dispersée ? Au contraire, il y a une ferme ligne directrice dans l'œuvre d’un artiste qui est bien de son (demi) siècle. Flausch regarde son monde - qui est le nôtre - et en rend compte, en se servant des moyens techniques de ce temps dans les interprétations qui vont plus loin que le simple constat amusé. En fait, Fernand Flausch est un rêveur éveillé à quelques réalités significatives de ce siècle technologique : la voiture, la publicité, l’espace, l’architecture, la nostalgie des années fastes, l’informatique... En ce sens, il est poète et s'il n’est pas un visionnaire, il est un bon voyant. Un voyant auréolé de cette lumière qui fait que sans elle « les choses ne seraient pas ce qu'elles sont », la lumière qui partage le temps entre le jour et la nuit, la lumière qui sculpte la forme. Dans ces ateliers, Flausch cherche et trouve. Ne le voilà-t-il pas lance dans une nouvelle aventure, une nouvelle recherche que nous allons bientôt découvrir : la peinture numérique et le jet d’encre, mais pas à la manière expressionniste de Pollock.
      Diaguilev disait à Cocteau : « Etonne-moi ». Fernand Flausch, depuis trente ans, nous étonne. En bien.

       

      - Jacques Parisse in Situation critique. Mémoires d’un critique d’art de province. Liège, ADAMM éd., 2000, pp.179-180.

      Une rue étroite du quartier Jonfosse, une lourde porte cochère, une cour, des escaliers raides un peu sinistres puis, la porte franchie, le domaine du blanc, de la lumière, de la modernité. Un salon-salle à manger sous verrière avec vue sur des jardins escarpés, tous les objets d'un confort chaleureux qui privilégie le contemporain, la vie des images et ces bruits organisés qu'est la musique.
      Aux murs ou dans l'espace des œuvres qui jalonnent la carrière du maître des lieux : trente années de création plastique tous azimuts : ce sont les Flauschs de Flausch.
      Pas un atelier, des ateliers pour un artiste qui a remplacé ici l'artisan qui jadis y travaillait. Le visiteur n'a d'abord vu qu'un beau fouillis. Il constate vite que cette "désorganisation" est, au contraire, pensée, fonctionnelle comme on dit : l'espace création / bureau, l'immense lieu de réalisation, autrement dit avant le "bloc opératoire", la "salle d'attente".
      Dans ce capharnaüm inspirant, il y a tout Flausch, artiste multiple qui s'est aventuré sur tous les chemins de la création plastique : bédéiste (bien avant que la bande dessinée ne soit l'"art du siècle"), designer (quand on parlait encore de "création industrielle"), peintre-poète-spationaute quand les artistes de sa génération restaient terre à terre, rêveur urbaniste, agent fantaisiste de la prévention routière, nostalgique des Fíftíes et des Síxtíes, des juke-boxes,  des "belles américaines" en tôle qu'il collectionne en modèles réduits d'époque, sculpteur du plexi  dans lequel il piège la lumière, créateur du mobilier urbain de la place Saint-Lambert. Ses œuvres adoucissent l'échec de cette place à problèmes depuis plus de deux siècles quand le peintre Léonard s’en mêla.
      Dessinateur, peintre, sérigraphe, vidéaste, collagiste, muraliste... tant de talents ne feraient-ils pas un peu désordre ? Le surdoué des techniques n'en fait-il pas trop dans la dispersion ?
      Au contraire, il y a une ferme ligne directrice dans l'œuvre de cet artiste qui est bien de son siècle et qui, de ce fait, a déjà eu droit à une rétrospective au Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de la Ville de Liège.
      Fernand Flausch regarde son monde et en rend compte dans des interprétations poétiques qui vont plus loin que le simple constat amusé. En fait, Flausch est un rêveur attentif à quelques réalités significatives de ce siècle technologique : la voiture, le cinéma, la publicité, l'espace, l'architecture, la nostalgie des années fastes, l'informatique et l'écologie puisque, il y a longtemps déjà, il prévoyait, dans le domaine universitaire du Sart-Tilman, un monument funéraire : La Mort de l'automobile !
      En ce sens, Flausch est un poète et, comme tel, un voyant sinon un visionnaire. Un poète de la lumière "sans laquelle les choses ne seraient que ce qu’elles sont", la lumière qui partage le jour et la nuit, la lumière qui sculpte la forme.
      Dans ses antres qui tiennent à la fois de la forge de Vulcain et de la caverne d'Ali Baba, Fernand Flausch cherche et souvent trouve. Depuis quelques années, il cherche ailleurs encore : la peinture numérique et le jet d'encre, sans toutefois rien exclure de ses "bonnes manières" passées auxquelles il revient souvent au gré de ses humeurs. Diaghilev disait à Cocteau : "Étonne-moi". Flausch, depuis tant d'années, n'a jamais cessé d'étonner le critique.