Biographie

Formation :

‑ Bruxelles, Saint‑Luc.
‑ 1848‑51. Académie de Bruxelles. Professeur : F. J. Navez.
‑ Paris. Atelier de Thomas Couture.

 

Influencé par la conception artistique et la technique de Courbet dont il deviendra l'ami.

1868.
Co‑fondateur et force motrice de la Société libre des Beaux‑Arts.

Se rend en Normandie avec Alfred Verwée (1838‑1895) et Joseph Coosemans (1828‑1904).

Porte‑parole du réalisme bourgeois et citadin en Belgique ; sous le pseudonyme de Hout, il devient le défenseur de Courbet dans l'Art Libre.

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de présentation

    • Coloriste de tempérament, son attachement à la qualité du métier s'illustre dans une œuvre picturale d'une grande diversité regroupant des paysages, des natures mortes, des allégories, des portraits et des scènes de genre.
      Parfois, la transposition d'un climat de mystère annonce une forme de symbolisme.

       

      - Lucien Solvay in Le paysage et les paysagistes. Bruxelles, éd Gérard Van Oest, 1906.
      A côté de Boulenger, un autre grand artiste, Louis Dubois, n’avait pas été inutile au mouvement, le propageant de tous les côtés à la fois, dans tous les genres, dans la figure, la marine et le paysage, où ses rares dons de coloriste s’épanouissaient en impressions lumineuses, parfois adorables, et jouant à peu près en Belgique le rôle multiple de Courbet en France; tempérament assez semblable au sien, mais inégal, et manquant d’une science suffisante pour rendre sa pensée. Et ce fut alors une époque brillante, de production ardente et de lutte courageuse contre les résistances et les effarements. La bataille, apaisée au dehors et terminée par la victoire des novateurs, commençait seulement ici, plus vive, plus acharnée, dans un cercle plus étroit; et elle semblait plus rude aussi, avec des allures plus hardies et plus disciplinées, s’étendant d’ailleurs à tous les domaines de l’art, battant en brèche, au nom du modernisme et de la vérité, les préjugés, les formules, la routine, le romantisme après le classicisme, et tout ce qui pouvait contrarier une recherche plus saine et plus complète de la vie.

       

      - Notice in cat;Les Maîtres de la Société libre des Beaux-Arts. Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 1932.
      Sa carrière offre le spectacle d’une lente évolution sans heurts et presque sans repentirs, qui le détache peu à peu du sujet et de la recherche d’expression (dont à des titres divers des tableaux comme les « Cigognes » et la « Roulette sont l’aveu) pour lui assigner comme objectif suprême le de bravoure, la tache de couleur. Il serait arbitraire et d’ailleurs déraisonnable de la partager en périodes.
      Dépourvu d’imagination et peut-être même de curiosité, enfermé dans l’orthodoxie réaliste comme dans un bastion d’où il haranguait ses adversaires et leur assénait à l’occasion des coups de manifestes et des homélies sarcastiques, Dubois semble bien n’avoir jamais soupçonné la monotonie de son art. Figures et paysages, il adopta pour les unes et les autres un type très défini et il se répéta inlassablement. Mais chaque fois il réussissait à faire quelques pas de plus sur la route de la perfection. Nul n’a senti mieux que lui la saveur et la beauté des harmonies mineures, des gammes assourdies qui rapprochent, opposent ou mêlent les tons de la brume, de la terre et du soir.
      Sa carrière, coupée de longs intervalles de lassitude et de dépression, où il ne travaillait pas, - il s’abstint d’exposer au Salon de 1863 à 1875, - n’offre aucun coude, aucune charnière, aucun remous. Il était sans hâte, mais pourvu de cette confiance en soi, de cette certitude obstinée qui permettent d’ignorer les fièvres collectives et les brusques passions. Ses œuvres nombreuses, conduisent lentement à ce «Héron et canards morts » qui est un de ses derniers tableaux, sinon le dernier, et parfaite expression de sa doctrine et de sa volonté.