Biographie

Formation

‑ Liège, Académie.

1926 (c).

Parallèlement aux liégeois Auguste Mambour et Paul Renotte oriente sa peinture vers le surréalisme.

Séjourne à Paris avec sa compagne Emilie delbrouck et y fréquente le groupe surréaliste.

1929. Expose à Paris avec sa compagne Emilie Delbrouck. L'exposition est préfacée par André Breton.

S'engage dans le communisme;

1934. Fonde avec Emilie Delbrouck, Fanny Germeau et Ernest Stroobants le  groupe "L'Atelier"

Sous l'influence dus peintres du quatrocento, peint et dessine de manière synthétique des personnages d'allure monumentale ("La femme au balai", 1936 ; "Le groupe", 1939).

1940‑44. Professeur de dessin à l'Académie de Liège.

Résistant.

1950. (c).

Evolue vers une stylisation douloureuse de physionomies de type expressionniste.

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1987.

La province de Liège lui rend un hommage rétrospectif.

Evenements / Expositions

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de présentation

    • - "Meneur et charismatique, Defize marque de son empreinte le concept de l'art. Bien qu'issu du surréalisme, il oriente le groupe vers «un réalisme différent cependant du réalisme socialiste jugé trop bourgeois» (F. Germeau). La clientèle de l'artiste étant essentiellement bourgeoise, cette philosophie invite les membres à ne pas exposer mais à créer pour s'accomplir soi-même. L'art ne cherche nullement à plaire ou à suivre les modes afin de pouvoir être exhibé et vendu. Plastiquement, ce réalisme se réclame d'un certain classicisme renaissant. Il vise à adapter l'art antique et du Quattrocento au monde moderne. L'attrait qu'Uccello et Piero della Francesca exercent sur Defize est manifeste (Aloys Moray)." (Serge Alexandre, 1995, op. cit., p. 84)

      - "Marcel Defize est un esprit curieux. À mieux dire, il est la curiosité même. Il est féru de classicisme, et cependant il est particulièrement averti des propositions contemporaines; il est très conscient de la transition qui s'opère dans le monde et il s'efforce obstinément, véhémentement, à découvrir le rythme de la peinture de demain, c'est-à-dire de la peinture qui s'adaptera à une société rénovée. Tâche énorme, surhumaine et qui requiert du génie. Mais le génie, il le sait, est «une autre histoire» et il se contente d'inciter ses émules, en payant lui-même d'exemple, à travailler le dessin, à enrichir leur culture, à ne négliger, dans leur formation d'artiste, aucun des éléments qui les trouveront prêts à servir efficacement leur art, demain. Cela peut être dangereux. C'est déjà presque une abdication. En art, on «n'attend pas demain». Je souhaite que l'avenir m'apporte un démenti." (Léon Koenig, [1939-1942], 1951, p. 78)

      - "Présenté ainsi [comme Léon Koenig], Defize peut apparaître comme une espèce de chef imposant son autorités aux membres du groupe. Par ailleurs, la volonté d'intellectualiser l'art et de lui attribuer une portée socialisante voire politique sans aller toutefois à en faire un outil de propagande à part entière, semble à priori faire peu de cas de l'imagination créatrice de chacun. Les artistes qui ne trouvèrent pas réponse à leurs aspirations quittèrent rapidement le groupe, fuyant peut-être un quelconque asservissement. Inversement, les autres, portés par une conviction et un enthousiasme commun, y cultivèrent un esprit d'émulation collective propre à générer une production artistique intéressante. Si Defize dirige incontestablement L'Atelier, la participation au groupe résulte d'une démarche volontaire visant la quête d'éléments susceptibles d'accomplir un art personnel." (Serge Alexandre, 1995, op. cit., p. 84)