Biographie

Vit et travaille à Bruxelles.

Formation :
- Leçons particulières de solfège et de piano ; étudie seul le contrepoint.
- 1944-45. Conservatoire de Mons.
- 1945. S'installe à Bruxelles. Cours au Conservatoire de Bruxelles.
- 1946-49. Cours théoriques à l'Académie de Musique d'Etterbeek.
* Y suit simultanément des cours d'art dramatique. Figure et joue de petits rôles au Théâtre Royal du Parc (jusqu'en 1952).

1947-49. Cours de dessin à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

1948.

Entre en relation avec le compositeur André Souris qui l'initie au dodécaphonisme.

A Argenteuil (Château Tuck), suit les conférences de Boris de Schoelzer.

1949.

Rencontre Christian Dotremont.
* Il adhère aussitôt au mouvement dont il devient le plus jeune membre, participe aux réunions rue de la Paille, ainsi qu'à la revue et à l'exposition "L'objet à travers les âges".

(06-13/08) Bruxelles, Petite Galerie du Séminaire des Arts. Cobra, L'Objet à travers les Âges.
Exposition exclusivement belge, réalisée uniquement par les écrivains : Bourgoignie Paul, Dotremont Christian, Havrenne Marcel, Noiret Joseph.
Elle révèle aussi un nouvel adhérent à Cobra, Jacques Calonne, à la fois musicien, disciple dodécaphoniste d’André Souris, comédien et poète.

1950.

Textes dans Cobra n° 6 et n° 7.

1951.

Figure avec Bourgoignie, Havrenne, etc. dans Perséphone (le seul Cobra film) de Luc De Heusch.

Dissolution de Cobra.

Se partageant entre musique et arts plastiques, il continuera à mener de front une double carrière après la dissolution de Cobra.

1952.

Ecrit une musique de scène pour La Duègne de Sheridan et celle d'un dessin animé, La Croix Blanche de Jean Coignon (Publiciné).

Joue dans des films publicitaires (Café Miko, Les Timbres Vacances et Loisirs).

1953.

Joue au Théâtre de Poche
* Au cours des années suivantes y accompagne au piano des comédies musicales et joue dans une pièce de De Ghelderode.

1954.

Premier séjour à Darmstadt (Internatioanales Ferienkurse für neue Musik) où il prend contact avec l'avant-garde musicale.
* Rencontre Stockhausen, Maderna... et l'année suivante Pierre Boulez.

Commence à composer des œuvres de type sériel.

1955.

Compose Trois Bagatelles pour cinq Instruments.
* Création à Darmstadt en 1956, où il rencontre Heinz-Klaus Metzger.

1956.

Participe au Congrès mondial des artistes libres (Bauhaus Imaginiste) à Alba où il expose des peintures.
* Avec e. a. Baj, Constant, Jorn...

1956-57.

Compose Métalepses pour neuf exécutants.
* Création à Darmstadt sous la direction de Pierre Boulez en 1965.

Gouaches, aquarelles, quelques encres sur plâtre.

1957.

Co-signe "Il manifesto contro lo style" avec e. a. Arman, Baj, D'Haese, Yves Klein, Pierre Restany, Serge Vandercam...

1958.

Compose Album pour quatuor à cordes.
* Création à Gand, des pièces I à IV, par la Societa cameristica italiana en 1971.

Rencontre Frédéric Baal.

A Darmstadt, rencontre Peter Schat, Monika Lichterfeld, Christoph Caskel, Mauricio Kagel, Györgi Ligeti, Franco Evangelisti.

1959.

Compose Quadrangles pour piano.
* Création à Cologne dans une réalisation pour deux pianos par Rzewski et Cardew en 1965.
* Réalisation I pour piano seul, création au Théâtre La Fenice à Venise en 1989.

Rencontre Sylvano Bussotti à Darmstadt.

Compose Pages pour orchestre de chambre.
* Création à Cologne en 1961 sous la direction de Pierre Boulez.

Ecrit la musique d'Un Autre Monde, film de Vandercam (scénario et texte de Dotremont).

Commence à se produire dans divers Café-théâtre bruxellois (mélodies de salon, Répertoire des Pensionnats). Début de sa carrière de Ténor mondain.

1960.

Compose Fenêtres et Boucles pour piano.
* Création à Darmstadt par Bernhard Kontarsky en 1962.

1961.

Compose Chances pour orchestre variable
* Réalisation I pour neuf instruments en 1982.
* Réalisation II pour ensemble en 1985. Création à Gand par De nieuwe muzik groep sous la direction de Mark De Smed en 1986.

Compose Cahier pour violoncelle seul.
* Réalisation I en 1962. Création à Darmstadt par Palm.
* Réalisation II et III en 1963. Création de la réalisation III à Berlin pâr Kapler en 1973.
* Création à Palerme d'une réalisation "à vue" en 1963.

1962.

Compose Tome pour deux pianistes et trois batteurs.
* Premier prix de composition à Darmstadt en 1962.
** Création à Darmstadrt sous la direction de Maderna en 1963.

- Ecrit la musique de Pirates à deux roues et de Les Sages Fugitifs, films de Gabriels.

(31/03-30/04) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts / Galerie Aujourd’hui. Cobra et après (et même avant). Un panorama graphique.
* Conçue et organisée par Christian Dotremont.
** Catalogue : texte de Joseph Noiret, “Description de Cobra”
*** Peinture-mots et écritures en transparence.

(  /  -  /  ) Roma / I, Galleria Numero : Musica e segno.
* Participant(s) belge(s) : Calonne Jacques.
** Ensuite à la Galleria Blu de Milan.

1963.

Interview par Deliège, RTBF.

1964.

Ecrit et commence de publier, dans Strates, Belle que Jamais, roman.

Compose Scolies pour ensemble.

* Création à Darmstadt sous la direction de Maderna.

1965.

Commence de composer Orbes pour orchestre.

1966.

Choix de scories (photographies) pour Strates n° 6.

1968.

Compose D'Après Quadrangles pour ensemble de chambre.
* Création à Bruxelles par l'ensemble Musiques Nouvelles sous la direction de Pierre Bartholomé.
** Présentation par André Souris de la première diffusion radiophonique, sur RTBF et France Culture.

Publie le texte théorique, "Aspects d'un résumé" (à propos de Orbes pour orchestre) dans la Revue d'Esthétique à Paris.

Exécution de Métalepses, au dernier concert du Domaine Musical au Théâtre de l'Odéon sous la direction de Gilbert Amy.

1969.

Publie Quadrangles pour piano dans la collection Les Poquettes Volantes, La Louvière, Daily-Bul.

Entretien radiophonique avec Deliège et Henri Pousseur sur RTBF, France-Culture et Radio-Canada (multiplex), au sujet de la Revue d'Esthétique et de quelques compositeurs contemporains.

1970.
Ecrit Brèches, poème.

Interview par Deliège, RTBF.

Premier voyage en Pologne.

* Exécution de Métalepses au cours de la 33e Biennale de Venise (Palazzo Grassi) par l'ensemble Musica Negativa sous la direction de Rainer Riehn.

(27/02-17/03) Bruxelles / B, Galerie Dierickx : Calonne Jacques.
PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE A BRUXELLES.
* Catalogue : préface de Christian Dotremont.

1971.
Aborde une série de dessins calligraphiques sur du papier à musique.

Edite au Daily-Bul une suite de 16 lithographies titrées Muettes.

Reçoit une bourse pour la Pologne.

* Début de fréquents voyages dans les Pays de l'Est et en Scandinavie dont les îles Feroë.

- Entretien radiophonique avec Bussotti.

Premières encres sur papier à musique)

1972.

Peint une série d'huiles sur toile et sur papier.

Désormais, nombreuses expositions personnelles et participation à de nombreuses expositions collectives

1972-73.

Séjour musical à Berlin.
* Invité par le Daad à vivre un an à Berlin (Berliner Künstlerprogramm), il y retrouve John Cage, Donatoni, Feldman, Tudor, etc.

Joue dans Apologie, film de Bussotti.

Commence de composer Mutations pour deux à cinq pianos.
* Création à Paris d'une version pour cinq pianos achevée en 1975, commande du Secrétariat de la Culture par l'ensemble 2e2m sous la direction de Méfano en 1976.

Accompagne Christian Poche au Liban et en Syrie à l'occasion d'une mission de l'Unesco.
* Il y étudie les musiques traditionnelles arabe, kurde, arménienne.

1973.

Formes ajoutées, 12 lithographies, Tekst og grafik, Galerie Köbenhavn.

Commence de composer Partiels pour violoncelliste et douze autres solistes.
* Création à Royan de la version achevée de 1976, commande de Radio Limoges par Alain Meunier et l'ensemble 2e2m sous la direction de Méfano.

1976.

A Louvain, Gand, Hilversum, joue le rôle de l'ermite dans Le Miracle du Marchand et du Larron, avec le Huelgasensemble.

Extrait de Brèches publié dans Panorama de la Poésie française de Belgique, Bruxelles, éd. Jacques Antoine.

Début des encres sur catalogue de dentelles.

Cinq interviews par Georges Charbonnier sur France-Culture.

1977.

Récital (Mélodies de salon) au café Somersko à Copenhague.

Dessine quelques logogrammes avec Christian Dotremont.

1979.

"Par fragments immobiles" (portrait) par René Farabet et Jacqueline Harpet (atelier de création radiophonique), France-Culture.

La Voix du Poème (Mélodies de salon), deux émissions avec Olivier Bernager, France-Musique.

Bruxelles se raconte, film de Fred Van Besien, RTBF.

Préface pour la bibliographie de la bière (tome 1, auteurs en latin et en langue française) de Michel David, Bruxelles.

1980.

Orchestration pour brass band du Moment Musical n° 3 de Franz Schubert.

Compose Quadrangles pour brass band (commande du Kortrijk brass band) et Exergue pour orgue (commande de la RTBF; création à Tournai par Bernard Focroulle).

Emission radiophonique avec Jean-Pierre Van Thieghem sur sa collection privée de 78 tours (Rudy Valléen Bach et Laverne, Charlus, etc.), Bruxelles-Musique RTBF.

1981.

Début des peintures sur assemblages de tiroirs de boîtes d'allumettes.

1982.

Participe à plusieurs des onze émissions, Les Horizons du Possible de Michael Gibson, France-Culture (remaniées plus tard sous forme de livre, Paris, 1984).

Lithographies chez Peter Johansen, Copenhague.

Compose Imitation imitées (commande du Secrétariat de la Culture, Paris).

Entretien radiophonique avec Deliège au sujet de Bussotti, RTBF.

1983.

Donne huit récitals (Mélodies de salon) au Café Kellerdirk à Copenhague.

* Traduction du programme par Inger Henningsen, illustrations et affiche de Jens Birkemose, avec une préface de Christian Dotremont (écrite en 1971), Copenhague, éd. Hostrup-Pedersen & Johansen.

Lithographie pour Amnesty International. Copenhague, éd. Hostrup-Pedersen & Johansen.

Nombreuses aquarelles.

Voyage en Islande.

De retour à Copenhague, fait un exposé à la classe de composition du Conservatoire, sur ses recherches théoriques.

Compose Tome III pour douze exécutants (commande de Rencontres internationales de Musique contemporaine à Metz ; création à Forsbach par le groupe instrumental du centre européen sous la direction d'Alain Dubois).

1984.

Commence de composer Imitation d'après des poèmes d'Edgar Allan Poe, pour soprano, ensemble et orcheste, Introduction et Sonnet-Silence achevés en 1985.

1985.

Jacques Calonne, 50°50'34'' lat. N., 4°21'18'' long. E, film de Fred Van Biesen, RTBF.

Participe aux émissions Marolles et Tout sur BB, bière belge (avec Michel David) de René Farabet, France-Culture.

Encres sur échantillons de papiers peints et sur rouleaux.

1986.

Calonne, film super 8 de Denis Cambier et Michel Doutreligne, 21', couleurs.

Portrait radiophonique par Castelain, RTBF.

1987.

Poursuit la composition de Orbes.

1988.

Jacques Calonne, ténor mondain, disque Igloo, 33 t. (enregistrement public du premier récital au Kellerdirk en 1983).
* Dessin illustrant la pochette : Alechinsky, "Imbécile virtuose" (1961) ; textes de Dotremont (1971) et de Van Thieghem (1988).

Ecrit la musique du film Le Pavillon des Passions Humaines de Claude François.

Ecrit la musique du film Reinhoud, métaux non ferreux depuis 1948 de Thierry Zéno, texte de Frédéric Baal.

 

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de l'artiste, Interviews

    • - Jacques Calonne, novembre 2012 in Catalogue Ostinato. Namur, Maison de la Culture, 2013.

      Lorsqu'au cours d’une interview, on me demandait quels rapports il y avait entre ma musique et ma peinture, je répondais qu’il n’y en avait pas. Bien sûr, j’étais conscient qu’en une demi-heure il n'était possible de développer une question aussi complexe. Je me rendais évidemment compte qu'il devait exister certains liens entre deux opérations provenant d’un même cerveau. Mais ici une autre difficulté survient : comment en parler pour d'autres artistes, moi qui suis autant peintre que compositeur ? Au cours des années, j'ai observé plusieurs faits : d’abord une certaine complémentarité de temps. Si après cinq heures de travail, j’ai composé cinq secondes de musique pour un ensemble moyen, j’estime que c’est une bonne journée, tandis qu'en un même temps, je suis peintre de nombreuses aquarelles, très libres et spontanées, alors que ma musique est conçue avec lenteur et une extrême rigueur.
      Je n’utilise jamais de couleur pure, il y a toujours mélanges ou nuances, de même jamais un instrument ne jouera autrement que doublé, par un ou deux autres timbres, proches ou contrastes.
      Ainsi, dans Tome III, les cloches tubes, dont je trouve la sonorité trop crue, comparable au vert émeraude, sont doublées par le célesta et les crotales deux octaves plus haut, des wood blocks évoquent le choc du maillet.
      Je peux aussi simuler un crescendo en chargeant le pinceau de deux couleurs, proches ou opposées ; en faisant pivoter le pinceau, on va d'une couleur à l’autre en passant par toutes les nuances des mélanges.
      A la fin de Métalepses, la flûte et le cor anglais, dans une région où les timbres sont assez proches, jouant une même note. La flûte commence avec un crescendo allant jusqu’à p ; le cor anglais va de p a ppp.

       

  • Vu par ses pairs

    • - André Lambotte. Je souviens novembre 2012 in Jacques Calonne, Noctuelles. Lausanne, éd. L’Âge d’Homme, 2015, pp. 273-276.

      Je me souviens de Georges Perec
      qui se souvenait de Remember de Joe Brainard.

      1. Je souviens de Jean Jonard, le frère de Thierry Zéno, grâce auquel j'ai fait la connaissance de Jacques Calonne.
      2. Je me souviens que c’était au Grenier aux chansons, rue Marché aux Peaux, à Bruxelles, non loin de la Grand-Place.
      3. Je me souviens que Jacques Calonne nous a lui-même ouvert la porte et nous a accueillis, Nicole et moi, avec beaucoup de gentillesse.
      4. Je me souviens de son aspect très classique : costume trois-pièces, cravate, cheveux tirés en arrière, qui contrastait avec, vu de dos, la longueur impressionnante de ses cheveux ramenés en une sorte de queue de cheval en tire-bouchon.
      5. Je me souviens de son interprétation de La Fourmi, Mon cœur et ma rose, Fuis le démon aux yeux d’azur, Pars …  Aussi Le Houilleur de Monceau-Fontaine.
      6. Je me souviens du soir, il y a si longtemps, quand j'ai appris que le ténor mondain – c’est ainsi que dans ces circonstances il se présentait -  était un éminent compositeur d’avant-garde.
      7. Je me souviens que Jacques Calonne était le plus jeune membre du groupe Cobra.
      8. Je me souviens que Jacques Calonne avait été un lecteur inconditionnel du journal Mickey.
      9 Je me souviens de ses expositions à la galerie Le Miroir d'encre.
      10. Je me souviens de ses travaux graphiques sur des échantillons de dentelles, sur des boîtes d'allumettes et, bien entendu, sur des pages de papier à musique.
      11.Je me souviens que ma tante Baba avait fait l'acquisition d'une œuvre de Jacques Calonne intitulée Cuivrez davantage.
      12. Je me souviens que Jacques Calonne nous parlait volontiers de Stockhausen, de Darmstadt...
      13. Je me souviens de son piano mécanique.
      14. Je me souviens de la couverture bleue de ses Quadrangles pour piano (volume 36 : Explication de la notation et volume 37 : Figures) édités dans la collection « Les Poquettes volante » au Daily-Bul.
      15. Je me souviens d’avoir été surpris de percevoir l'abîme qui séparait sa conception de l’écriture musicale (très élaborée) et celle de son expression plastique (spontanée, improvisée).
      16. Je me souviens que par rapport à ses compositions musicales particulièrement complexes, je me disais parfois que les encres et aquarelles de Jacques Calonne étaient peut-être un peu son jazz.
      17. Je me souviens du cinquième étage de la rue Lebeau d'où, au petit matin, avant de se coucher, il prenait plaisir à observer les employés se rendant sous la pluie au bureau.
      18. Je me souviens des bouteilles vides qui jonchaient le sol.
      19. Je me souviens d’un temps ou jacques Calonne répugnait de se séparer de sa pipe.
      20. Je me souviens de la librairie La Borgne Agasse.
      21. Je me souviens que certains considéraient que les encres de Jacques Calonne ressemblaient aux logogrammes de Christian Dotremont. Lequel appréciait pourtant sans réserve son originalité.
      22.Je me souviens cependant de la proximité de la rue Lebeau et de la rue de la Paille.
      23. Je me souviens de Récommencement [sic], encre de Chine tracée par Jacques Calonne et Christian Dotremont à Copenhague en 1977.
      24. Je me souviens de la pochette du disque jacques Calonne ténor mondain illustrée par une encre de Pierre Alechinsky intitulée Imbécile virtuose.
      25. Je me souviens d'avoir organisé à Namur deux expositions et deux récitals de Jacques Calonne et qu'à l'issue de l'un de ceux-ci une auditrice m'a confié qu'elle se demandait pourquoi cet excellent ténor interprétait des chansons aussi désuètes.
      26. Je me souviens que nous avions partagé, dans un restaurant namurois, un délicieux fromage de tête dont l'appellation le rendait hilare.
      27. Je me souviens que Jacques Calonne appréciait la bière Carolus au goût prononcé de poire mûre.
      28. Je me souviens des Muettes, seize lithographies éditées par le Daily-Bul.
      29. Je me souviens de Jacques Calonne poète.
      30. Je me souviens d'avoir lu qu'en 1950, Christian Dotremont afirmait que Jacques Calonne était le plus lyrique des poètes expérimentaux belges.
      31. Je me souviens de Jacques Calonne acteur à la mer du Nord.
      32. Je me souviens, comme tout le monde, de son anti-spécialisme.
      33. Je me souviens de son sourire malicieux, muet mais entendu, lorsque l'on évoquait un plasticien, un compositeur dont il n'était pas forcément convaincu du talent.
      34. Je me souviens que Jacques Calonne habita un temps impasse des Groseilles.
      35. Je me souviens de son déménagement dans un monument classé : l'ancienne caserne des pompiers de Bruxelles dont l’architecte était Joseph Poelaert.
      36. Je me souviens de l'apparition inattendue de Jacques Calonne au mariage d'Adeline et Jean-Louis Sbille dans un café des Marolles où se produisait, comme souvent, l’mprobable duo musical accordéon et batterie.
      37. Je me souviens du livre de Jacques Calonne intitulé Facéties et compagnie de Christian Dotremont paru chez Quadri.
      38. Je me souviens des nuits blanches, de Bruxelles by night.
      39. Je me souviens que chez nous, à Wépion, un dimanche matin lendemain de la veille, Jacques Calonne nous avait fait écouter à plusieurs reprises l'enregistrement de Mutations, pièce pour cinq pianos qui venait d’être créée à Paris.
      40. Je me souviens que Jacques Calonne est depuis longtemps un peintre en Belgique et un compositeur à l'étranger.
      41. Je me souviens qu'en l'avisant un soir que je partais le lendemain pour Sienne, il me fit part de son immense admiration pour le grand flûtiste Severino Gazzelloni auquel un de mes musiciens de jazz préférés, Eric Dolphy, avait dédié une remarquable composition.
      42. Je me souviens de l'estaminet In den blauwen lemmen, près de chez Jacques Calonne que mon ami Paul Louis Rossi évoque à la page 39 de son recueil Visage des nuits.
      43. je me souviens d'avoir beaucoup aimé cette aquarelle Sans peser exposée à la galerie Didier Devillez.
      44. Je me souviens de la fascination qu'exerçait sur Jacques Calonne le décorum de la grotte artificielle dite du Diable à Crupet, près de Namur, érigée en hommage à saint Antoine au début du siècle dernier par l'abbé Joseph Gérard afin d'éviter aux ouvriers carriers de la région, séduits par la pensée socialiste, de s'abîmer dans ses rouges tentations.
      45. Je me souviens que Jacques Calonne se vantait d'arriver à tirer le diable par la queue.
      46. Je me souviens que Christian Dotremont écrivait que Jacques Calonne refusait autant que possible le jour tandis que la nuit remue d'une chronologie presque perpétuelle, amoureuse, amicale.