Biographie

 Son père était garagiste et coureur automobile :  "C’est sans doute cela ‑ écrit‑il à Henry Dorchy en 1974 ‑ qui m’a poussé vers la lenteur, par opposition. Car je n’ai aucun goût de la mécanique ni des voitures". 

 

Formation :

1938‑39. Académie des Beaux‑Arts de Mons. Peinture, dessin et décoration. 
* Professeurs : Louis Buisseret, Léon Navez

Après un bref passage à l’Académie des Beaux‑Arts de Mons, où il suit pendant un an les cours de peinture, le jeune Bury, qui a alors 17 ans, travaille dans une usine à La Louvière. 

 

1939. 

Participe dans le Hainaut aux réunions du Groupe Surréaliste.
* Rencontre les poètes Achille Chavée et André Lorent, fondateurs du groupe  surréaliste hennuyer Rupture auquel il adhère.

Ses premières peintures témoignent de l’influence de Magritte et de Tanguy. 

1945.

Participe à l'exposition internationale du Surréalisme à Bruxelles.

1946.

Première exposition personnelle à Bruxelles

 

De 1947 à 1952, il semble se chercher et fait partie successivement des groupes Jeune Peinture Belge, Cobra et Art Abstrait

 1947.

Membre de la Jeune Peinture Belge.

Voyage en Bulgarie.

 1949.

Membre du groupe Réalité‑Cobra. 
* S'oriente vers une abstraction à la fois lyrique et construite.

Rencontre Pierre Alechinsky et Christian Dotremont.

La participation de P.B. à Cobra est surtout celle d'un écrivain et d'un  illustrateur. Sur le plan plastique, il participe peu à l'esthétique commune qui s'est dégagée du mouvement.

1952.

Membre du Groupe Art Abstrait.

 1953.

Dès 1953,  enthousiasmé par l’oeuvre de Calder, c’ est le mouvement qui retient toute son attention; il abandonne alors la peinture pour la sculpture et expose à la galerie Apollo ses Plans mobiles ce qui fait de lui un des  premiers représentants de l'art cinétique.

 1955.

Participe à l'exposition Le Mouvement à la galerie Denise René à Paris aux côtés de Calder, Agam, Soto, Tinguely, Vasarely, Duchamp et Jacobsen.

 

Fonde, avec André Balthazar, l'Académie de Montbliart d'où sortiront les  éditions du Daily‑Bul.

1957.

 Fait intervenir un moteur électrique dans ses Multiplans.

 Fonde le Daily Bul, "la revue plus désinvolte du monde" avec André Balthazar.

1959.

Apparition des "Ponctuations"

1961.

 Publie un essai "La Boule et le Trou".

 

Le succès aidant, il s’installe près de Paris, y expose souvent, notamment chez Iris Clert, et s’offre de fréquents séjours aux Etats‑Unis. 

S'installe à Mantes‑la‑Jolie / Fontenay‑aux‑Roses.

1962‑63.

Première exposition personnelle à Paris, à la galerie Iris Clert.

 A partir de 1963, des formes géométriques simples (cubes, cylindres, boules...), d’abord en bois, puis en métal (laiton, cuivre, acier...), s’adonnent avec une subtile lenteur à une sorte de ballet périlleux, investissant des plans inclinés ou courbes, des socles, des meubles, etc. 

1964

Découvre New York et les Etats‑Unis qui le fascinent, à l'occasion de sa première exposition américaine à la Lefebvre Gallery où il exposera  plusieurs fois.

Reçoit le Prix Marzotto.

Invente ses "Cinétisations" (déformations des lignes et des contours d'une image photographique)

Participe à la Biennale de Venise.

Participe à la Dokumenta de Kassel.

1967

Dès 1967, l’aimant ajoutera l’imprévisibilité au rythme des métamorphoses: tournant au ralenti dons le support, telle une énergie secrète et ludique, il imprime aux éléments mobiles des glissades, des frissons, des effleurements, des hésitations, des départs et arrêts brusques, le tout amplifié par le jeu des reflets dans les surfaces polies. "Les jeux subtils des formes et des mouvements mêlent la sensualité à l’humour" , note Eugénie De Keyser dans La Sculpture contemporaine en Belgique.

Ses films expérimentaux s’inscrivent dans une même quête du mouvement et de la désorganisation des formes existantes.

Cinétisations photographiques et autres Ramollissements, jouent sur la déformation des éléments. 

1968.

 Utilise des aimants pour mobiliser les éléments de sa sculpture.

Première œuvre monumentale : une fontaine pour l'Université de l'Iowa.

1969.

La galerie Maeght de Paris expose un ensemble de ses sculptures.

 

Vers 1970, réalise plusieurs courts métrages expérimentaux.

1970.

Grande rétrospective en Amérique : Berkeley, Minneapolis, Chicago,  Houston, Guggenheim de New York, Toronto, Caracas.

Est invité à enseigner à l'Université de Berkeley et au College of Art and design de Minneapolis dont il est fait docteur Honoris Causa.

1971.

Réalise le "Monument horizontal dédié à douze mille billes".

1972.

 Reçoit le Prix Giron à Bruxelles.

 Grande rétrospective au travers de l'Europe : e. a. Düsseldorf, Hanovre, Paris, Charleroi.

 1973.

Avec la collaboration technique de la régie renault, réalise un ensemble monumental "25 tonnes de colonnes" qui est montré à Bruxelles (Palais des Beaux‑Arts), à Rotterdam (Musée Boymans ‑ van Beuningen), à Bordeaux, à Humlebaek et à Saint‑Paul de Vence (Fondation Maeght, 1974)

1974.

Première fontaine hydraulique (l'eau déstabilise la position de tubes en acier)
Dès lors de nombreuses fontaines fleuriront de par le monde : New‑York, Paris, Saint‑Paul de Vence, Anvers, Grand‑Hornu, etc. 

1975.

Ensemble de 40 colonnes pour la faculté des Sciences de Montpellier.

1976.

Réalise un plafond de 75 éléments mobiles pour le métro de Bruxelles.

1983.

 Nommé professeur de sculpture monumentale à l'Ecole des Beaux‑Arts de Paris.

 

 

Evenements / Expositions