Biographie

Formation :
Études de peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Liège sous la direction de Joseph Verhaeghe et de Jean Debattice.

1973
(23/02-14/03/1973) Bruxelles, P.B.A.: Prix Jeune Peinture Belge 1972

1991
(  -  / - ) Liège, Espace Lulay, Bresmal Charles.
 PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE

1993
(  /  -  /  ) Liège, La Galerie. Bresmal Charles. Voroux, Puycelsi

1994
(  /  ) Liège, Galerie Saint-Denis, 100 œuvres d’artistes Liégeois

1995
(  /  -  /  ) Liège, La Galerie, 220ème anniversaire de l’ARBA de Liège
(  /  -  /  ) La Galerie, Bresmal Charles.

1998
(  /  -  /  ) Amay, Maison de la poèsie, L’œil au balcon

1999
(  /  -  /  ) Liège, Galerie Georges Uhoda, D’ici et d’ailleurs

2000
(28/04-13/05) Liège, Galerie Georges. Bresmal Charles. Oeuvres récentes.....pastels.

2007
(13/01-10/02) Liège, Les Brasseurs. Bresmal Charles.

 

 

Liste d'oeuvres

Mademoiselle Chiara, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2005, Plus d'infos
It's time, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2005, Plus d'infos
Painting for Anne, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2005, Plus d'infos
Offenbach vient de rentrer à vélo, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2006, Plus d'infos
Juste ciel, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2006, Plus d'infos
Ciel couvert (150 x 105 cm)
08/2006, Plus d'infos
Le soleil est dans la tête, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2006, Plus d'infos
Des roses pour Anne, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2006, Plus d'infos
Glycine or not, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2007, Plus d'infos
Je ne sais pas où mettre la ligne bleue, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2007, Plus d'infos
Didier et Faith sont partis ce matin, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2007, Plus d'infos
Souvenir d'une glycine Albigeoise, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2007, Plus d'infos
Je ne sais pas où je vais, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2008, Plus d'infos
Ca a merdé, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2008, Plus d'infos
Deviner, pastel et pigment sur papier (150 x 105 cm)
08/2008, Plus d'infos

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de l'artiste, Interviews

    • - Charles Bresmal in Catalogue J. L. Nyst, La solution de l’image - scénarios / vidéos. Éd. Yellow Now, Crisnée et Flémalle, Centre wallon d’art contemporain, 2013, p. 81.
      RENCONTRE DU 3e TYPE, 7 octobre 2013 ((Le deuxième type n’était autre que le futur Petit Maître liégeois de la seconde moitié du XXe siècle (Jacques Lizène) et l’autre, myself..))
      Un personnage atterrissant plus ou moins en octobre I963 a l'académie des Beaux-Arts de Liège en provenance de l`académie des Beaux-Arts de Madrid, ayant déjà acquis une grande connaissance de la pratique artistique et une grande curiosité, toujours en éveil et aussi en attente de découverte. Un gourmand de la création, un boulimique infatigable, curieux de tout et essayant tout. Peinture passant de la figuration à l'abstraction, de l'abstraction aux travaux peintures-photos pour en arriver à la vidéo et ainsi exprimer sa poésie, son imaginaire et sa créativité. Devenir professeur n'était pas une finalité mais un besoin de communiquer son enthousiasme aux autres et de travailler en équipe. Il est difficile de parler d’un ami. Il était passionné et passionnant, parfois surpris et surprenant, avec un brin de naïveté. Tout ce qu'il fallait pour en faire un personnage hors du commun et qui a laissé une grande marque à tous.

       

  • Texte de présentation

    • Après quelques manifestations sans importance, il préfère se confiner dans une gestation intime plutôt que de se confronter au monde paraculturel. Il mène dans la discrétion, et peut-être grâce à elle, des expériences susceptibles de mener à une abstraction singulière, atypique, en dehors de toute mouvance : un lyrisme contenu, des insignifiances signifiées, une naïveté métaphysique; ces qualités particulières font de son apport un “plus”, une tendresse supplémentaire et inattendue dont l’abstraction nous fait présent.. (Marc Renwart, 2006)

      - Joseph Orban, un jour de l’an 2006, Liège, hélas. Un pessimiste radieux in cat Bresmal, Liège, Les Brasseurs, janvier 2007

      On dirait que Charles Bresmal a besoin d’un lent repos pour retrouver ses gestes. Que ses printemps durent dix mois pendant lesquels, dans la tiédeur d’une serre secrète, de soleils discrets et à l’abri du moindre gel, germent d’abord tous ses papiers. Comme si ceux-ci étaient une terre en jachère et qui attend les pluies tièdes du silence pour se mettre à gonfler.

      Car si, dans ses labeurs quotidiens, l’homme aime parler et faire rire les assistances distraites, il suffit d’observer son regard parfois lointain pour comprendre qu’il est un grand taiseux et qu’il ne dialogue vraiment qu’avec ses mots de terre terrés au fond des yeux. On dirait alors qu’il est comme un jardinier aux doigts d’émeraude séparant sans rien dire les bons grains des ivresses d’ivraies, choisissant ses semences, pressentant les sillons, traçant précieusement des espaces de rêves au bout d’un long cordon de soie.

      Il devait déjà être comme cela au milieu des ennuis de l’école. L’œil plutôt tourné du côté des fenêtres ou, alors, immensément fixé sur les nuages de chaux qui éclairaient le tableau noir après que le maître eut effacé les obscurs jambages des mots qu’on ânonnait. Plutôt que de donner une couleur aux voyelles, il devait donner plusieurs formes aux sons. Faut-il vraiment le croire lors­qu’on lui entend dire qu’il a toujours été fermé aux chiffres et aux formules, lui dont les mains maîtrisent les plus invisibles des géométries ? Non, non, il n’est plus assis sur des bancs de bois, mais il garde encore les goûts et les parfums acides des craies blanches lorsqu’il se retire seul, uniquement entouré du sable des souvenirs.

      On avait dit que ses printemps duraient dix mois. On attendait l’été. On attendait le soleil retrouvé dans le Sud où le peintre aime se retrouver parfois quand l’éternelle grisaille liégeoise devient insupportable. On se retrouve alors plus loin, plus bas sur Terre. Et les papiers sont tout juste gonflés et les pigments, les pastels et les terres ont la température idéale des songes. Alors, le peintre revit après une longue saison de chrysalide.

      Ocres, terres, siennes, houilles, orages d’oranges, rocous, safrans, santals, ardoises, émeraudes, amantes de méthylènes, tourbillons de couleurs Et revoici le peintre peignant, libérant ses longs mois de mutismes, de gestes retenus. Ou, plutôt, longtemps répétés dans la tête. Explosions d’arcs-en-ciel et, pourtant, ce n’est pas un orage, ce ne sont pas des tempêtes, mais des champs maî­trisés, des déserts domptés, avec, toujours, un petit coin d’ouverture pour ne pas donner l’impression de clôture.

      Je vais dire une bêtise, mais j’en ai l’habitude, il y a quelque chose de Vincent dans les pastels de Charles. Dans les lumières, bien sûr, mais aussi dans les nuits étincelantes où sont parfois plongés les doutes. Dans les esquisses d’écritures, hiéroglyphes en germe qui viennent effleurer le papier sans la moindre grif­fure. Mais aussi, et surtout, dans l’étincelle qui a provoqué le geste. Il suffit pour cela de lire les titres donnés aux œuvres. On se rend compte alors que si l’œil de Charles Bresmal semble parfois lointain, c’est simplement parce qu’il est perdu à obser­ver le détail minime. Les absents, la présence d’Anne, un peu de ciel, un canif cassé, un simple anniversaire ou même un simple rien « parce qu’il faut bien commencer une fois », ce sont là ses iris, ses chaises, ses souliers et ses oreilles à lui. C’est une peinture qui demande plusieurs regards pour découvrir le sien. Plusieurs silences pour comprendre ses mots. Un long éveil pour apprécier ses léthargies. Ce sont des quiétudes tourbillonnantes et des orages apaisants; C’est, sous la barbe grise, le sourire préservé de l’enfant qui décapait le tableau noir de ses syllabes tris­tes pour en faire des musiques flamboyantes.

      Quand Charles Bresmal libère ses doigts poudrés sur la feuille, c’est pour signer la partition silencieuse d’un pessimiste radieux.

      Il ne nous reste plus qu’à écouter ses lumières...

       

      - Joseph Orban, un jour de l’an 2006, Liège, hélas. Un pessimiste radieux in cat Bresmal, Liège, Les Brasseurs, janvier 2007

      On dirait que Charles Bresmal a besoin d’un lent repos pour retrouver ses gestes. Que ses printemps durent dix mois pendant lesquels, dans la tiédeur d’une serre secrète, de soleils discrets et à l’abri du moindre gel, germent d’abord tous ses papiers. Comme si ceux-ci étaient une terre en jachère et qui attend les pluies tièdes du silence pour se mettre à gonfler.

      Car si, dans ses labeurs quotidiens, l’homme aime parler et faire rire les assistances distraites, il suffit d’observer son regard parfois lointain pour comprendre qu’il est un grand taiseux et qu’il ne dialogue vraiment qu’avec ses mots de terre terrés au fond des yeux. On dirait alors qu’il est comme un jardinier aux doigts d’émeraude séparant sans rien dire les bons grains des ivresses d’ivraies, choisissant ses semences, pressentant les sillons, traçant précieusement des espaces de rêves au bout d’un long cordon de soie.

      Il devait déjà être comme cela au milieu des ennuis de l’école. L’œil plutôt tourné du côté des fenêtres ou, alors, immensément fixé sur les nuages de chaux qui éclairaient le tableau noir après que le maître eut effacé les obscurs jambages des mots qu’on ânonnait. Plutôt que de donner une couleur aux voyelles, il devait donner plusieurs formes aux sons. Faut-il vraiment le croire lors­qu’on lui entend dire qu’il a toujours été fermé aux chiffres et aux formules, lui dont les mains maîtrisent les plus invisibles des géométries ? Non, non, il n’est plus assis sur des bancs de bois, mais il garde encore les goûts et les parfums acides des craies blanches lorsqu’il se retire seul, uniquement entouré du sable des souvenirs.

      On avait dit que ses printemps duraient dix mois. On attendait l’été. On attendait le soleil retrouvé dans le Sud où le peintre aime se retrouver parfois quand l’éternelle grisaille liégeoise devient insupportable. On se retrouve alors plus loin, plus bas sur Terre. Et les papiers sont tout juste gonflés et les pigments, les pastels et les terres ont la température idéale des songes. Alors, le peintre revit après une longue saison de chrysalide.

      Ocres, terres, siennes, houilles, orages d’oranges, rocous, safrans, santals, ardoises, émeraudes, amantes de méthylènes, tourbillons de couleurs Et revoici le peintre peignant, libérant ses longs mois de mutismes, de gestes retenus. Ou, plutôt, longtemps répétés dans la tête. Explosions d’arcs-en-ciel et, pourtant, ce n’est pas un orage, ce ne sont pas des tempêtes, mais des champs maî­trisés, des déserts domptés, avec, toujours, un petit coin d’ouverture pour ne pas donner l’impression de clôture.

      Je vais dire une bêtise, mais j’en ai l’habitude, il y a quelque chose de Vincent dans les pastels de Charles. Dans les lumières, bien sûr, mais aussi dans les nuits étincelantes où sont parfois plongés les doutes. Dans les esquisses d’écritures, hiéroglyphes en germe qui viennent effleurer le papier sans la moindre grif­fure. Mais aussi, et surtout, dans l’étincelle qui a provoqué le geste. Il suffit pour cela de lire les titres donnés aux œuvres. On se rend compte alors que si l’œil de Charles Bresmal semble parfois lointain, c’est simplement parce qu’il est perdu à obser­ver le détail minime. Les absents, la présence d’Anne, un peu de ciel, un canif cassé, un simple anniversaire ou même un simple rien « parce qu’il faut bien commencer une fois », ce sont là ses iris, ses chaises, ses souliers et ses oreilles à lui. C’est une peinture qui demande plusieurs regards pour découvrir le sien. Plusieurs silences pour comprendre ses mots. Un long éveil pour apprécier ses léthargies. Ce sont des quiétudes tourbillonnantes et des orages apaisants; C’est, sous la barbe grise, le sourire préservé de l’enfant qui décapait le tableau noir de ses syllabes tris­tes pour en faire des musiques flamboyantes.

      Quand Charles Bresmal libère ses doigts poudrés sur la feuille, c’est pour signer la partition silencieuse d’un pessimiste radieux.

      Il ne nous reste plus qu’à écouter ses lumières...

       

      - Marc Renwart, 22 novembre 2006, in cat Bresmal, Liège, Les Brsseurs, janvier 2007.

      Il faisait bleu.
      Le matin d’un nouveau monde, le tout possible, la plénitude du rêve.

      Il faisait jaune.
      Et la forme apparut... presque rien et déjà symbole.

      Il faisait rouge.
      La naissance d’une conscience consciente, d’une connaissance sue, d’un sens en définitive advenance.

      Il faisait vert
      Et le trait se fit rhizome, le point maillage, la tache surface.

      Il faisait brun.
      L’immensité apparut comme un jardin.

      I  faisait gris.
      Tous les contraires se fondirent en l’unité même.

      L’arc-en-ciel engendré, la peinture pouvait naître.

      Et dès lors...
      Ponctualité, linéarité, cheminement
      évolution, progression, développement
      rupture, discontinu, déstructuration...

      Infinitude, infimitude, x-itude de dimensions
      hauteur, largeur longueur.
      en-de ça, au-delà, ailleurs...

      Le temps et l’espace positionné, la peinture pouvait s’épanouir.

      Et les questions de surgir...
      Comment transcender le plaisir en jouissance ?
      La création est-elle le bon moyen du dépassement de soi ?
      Dans l’antre du peignant, sommes-nous aux aubes du sacré ?

      Est-il quelque chose plus loin que le vivre ?
      L’œil peut-il percevoir les arcanes du mystère ?
      La main magnifie-t-elle ce qui lui est donné ?

      L’intelligence avivée, la peinture pouvait féconder nos âmes.

      Et puis le doute...
      Les époques transforment-elles les êtres ?
      Quel rapport y-a-t-il entre création plastique et vie quotidienne ?
      Est-il besoin encore de qualités au faire ?

      Dans une période où il y déjà trop de tout, pourquoi ajouter
      quelque chose à ce qui est déjà là ?
      Sommes-nous encore en besoin d’art ?
      Et encore, et néanmoins et quoi d’autre ?

      Toutes expériences vécues, la peinture pouvait se spécifier.

      Et ce fut le tour de Charles.
      Et le bleu, et le jaune, et le rouge, et le vert, et le brun et le gris.
      Et le signe...

       

       

Acquisitions

Collection de la  Province de Liège

Collections privées