Biographie

Formation :
‑ 1854-1858. Bruxelles, Saint‑Luc. Professeurs : Hippolyte De La Charlerie,  Louis Dubois et de H. Van Der Hecht.

Travaille à cette époque dans la banlieue de Bruxelles.

 

1865‑1868. PREMIERE PERIODE.

Sa carrière personnelle débute à Kalmthout
* Son séjour à Kalmthout exerce une influence décisive sur les peintres anversois qui y était réunis : I. Meyers, J. Rosseels, F. Crabeels et A.J. Heymans.
Ses exemples et ses préceptes engendrent l'école dite de Kalmthout qui ne tardera pas à devenir l'école dite de Termonde.

 

1867.
Quitte Kalmthout et revient à Bruxelles avec Heymans.

Se lie avec Dubois et Artan.

 

1968.
Co‑fondateur de la Société Libre des Beaux‑Arts dont il est le secrétaire et le trésorier.

 

1869.
Co‑fondateur de la "Société libre des Beaux‑Arts" de Bruxelles.

Rend parfois visite à ses amis F. Rops et O. Maus, "Au Repos des Artistes" à Anseremme".

 

DEUXIEME PERIODE. 1869‑1882.

Il alterne les voyages et les séjours à l'étranger avec de longues stations dans certains coins peu connus du Condroz et du Brabant.

Réside plusieurs mois à Fontainebleau non sans subir, d'ailleurs, l'influence des peintres français et retrouver comme un obsession le souvenir de Théodore Rousseau.

Excursions en Hollande et en Italie.

Sa personnalité réapparaît dans les œuvres qu'il peint pendant un long séjour dans la vallée de la Moselle et dans l'Eifel.

 

TROISIEME PERIODE. 1882‑1899.

Importante production qui n'est pas exempte de monotonie.

Après avoir beaucoup couru le monde, Baron se fixe à Namur.

A partir de 1882, il est professeur, puis, de 1894 à sa mort, directeur de l'Académie de Namur.

Bibliographie texte et PDF

  • Texte de présentation

    • Il fait partie des maîtres de la peinture des paysages réalistes qui, dans les années 1860, s'affranchissent des préceptes académiques. Peint surtout des paysages de la Campine anversoise et, plus tard, des vues du pays mosan.
      Ses compositions automnales et hivernales dans des tons de brun, d'ocre ou de gris pesants, parfois crayeux expriment la vision d'une nature désolée. Il peut à juste titre être considéré comme l'un des représentants de ce que l'on appelle 'l'école grise'.

       

      - Camille Lemonnier in Cinquante ans de Liberté. Weissenbruch, éd. 1881.

      Théodore Baron apportait avec lui une note grave, un sentiment presque austère du paysage; il affectionnait les aspects rudes de la nature et les exprimait avec âpreté. Ses lisières de bois moutonnent sous des ciels lourds et pluvieux, toutes chargées des rouilles de l’automne ou congelées par les frimas. Ordinairement, le motif était simple, un coin de lande, un bout de champ, un chemin creux, une roche pelée sous un pan d’horizon ardoisé: il n’en fallait pas plus pour dégager fortement une impression de tristesse et d’isolement.
      Il semble, en effet, que Baron soit resté volontairement fermé aux gaîtés du plein air, à la folie des printemps, aux charmes énervants de l’été. L’hiver et ses rigidités, les sombres fins d’année, les aspects douloureux de la terre lui ont fourni ses plus beaux motifs... Même dans ses moments d’expansion, l’art de Baron, si foncièrement personnel, devait garder son allure bourrue et sa réserve un peu farouche; on y perçoit comme l’inquiétude d’un esprit âpre à la recherche et qui ne sait point s’immobiliser, C’est un art paysan, d’obstination plus que d’improvisation, tenace, convaincu, peu attractif à première vue, mais loyal, grave, incapable de compromis, d’une honnêteté toute flamande.